Avec un titre pareil, c’était déjà suspect pour une revue scientifique: le Journal iranien des systèmes flous. Reste que dans le milieu (de plus en plus) compétitif de la recherche, le besoin de publier est si fort que certains se contentent de peu.

Thomson Reuters, l’organisme utilisé internationalement pour sa mesure du facteur d’impact des revues scientifiques —soit la mesure par excellence de leur «valeur»— a retiré 66 titres de sa liste annuelle, un record.

La raison: une désagréable tendance à augmenter leur facteur d’impact... en s’autocitant. Bien que cela ne représente qu’une petite fraction des 10 853 revues recensées, l’insistance des institutions et des organismes subventionnaires sur le facteur d’impact commence à peser, au point où, en mai dernier, un groupe de 75 associations (dont chacune publie sa propre revue) a publié une déclaration (DORA) en appelant à mettre les freins sur cette pratique.

— Pascal Lapointe