Le gouvernement du Québec signe peut-être l’arrêt de mort de l’Agence Science-Presse, la seule agence de presse scientifique dans la francophonie et un fleuron du journalisme québécois depuis 36 ans.

[ Ajout 14 décembre, 20h30 ] Un communiqué du ministère annonce que l'enveloppe dévolue à la culture scientifique serait maintenue telle quelle. Les organismes concernés seront contactés cette semaine pour savoir ce qu'il en est pour chacun d'eux.

La directrice de l’Agence Science-Presse, Josée Nadia Drouin, a appris ce matin que la subvention de fonctionnement de 123 000$, représentant 70% du budget de l’Agence, sera entièrement coupée le 31 mars.

En mettant la hache, le gouvernement du Québec réduit au silence un média, qui, depuis 36 ans, a donné naissance au magazine Les Débrouillards, à d’inombrables reportages et chroniques dans les journaux, comme Le Devoir et La Presse, à des émissions de radio et de télé, en plus d’avoir été une pépinière de jeunes journalistes aujourd’hui reconnus. L’Agence Science-Presse, c’est aussi un des sites web d’information scientifique les plus importants de la francophonie: cette année, près d’un million de visiteurs, dont 40% viennent de France, assurant au Québec un rayonnement international rarement vu en science.

En affaiblissant Les Débrouillards et en voulant mettre à mort l’Agence Science-Presse, c’est à un journalisme scientifique indépendant des groupes d’intérêt, et déjà très fragile, qu’on s’attaque —et ce, à l’heure où des groupes aux poches plus profondes peuvent installer à Montréal des panneaux publicitaires niant l’existence des changements climatiques.

À tous les amis de l’Agence Science-Presse: faites circuler la nouvelle sur cette coupe aveugle. Partagez ce message avec tous ceux qui ont à coeur une information scientifique en français. Faites comprendre au gouvernement québécois et aux bailleurs de fonds pourquoi un soutien au journalisme scientifique est fondamental en 2015.

Mot-clic : #SauvonsASP

Contact : Josée Nadia Drouin nadia@sciencepresse.qc.ca