S’il existe un jour une « nation spatiale d’Asgardia », ses habitants fêteront peut-être sa date de naissance en novembre 2017, lorsque leur premier satellite a été mis en orbite.

La science-fiction imagine depuis longtemps que l’humanité créera un jour des pays indépendants en-dehors de notre planète, mais l’an dernier, le milliardaire russe Igor Ashurbeyli, qui a aussi une formation scientifique, a décidé de prendre les devants : il a annoncé la création d’un « État », Asgardia, qui n’existera qu’en orbite. En attendant de pouvoir demander son adhésion aux Nations Unies, il invite quiconque à faire une demande de citoyenneté et cet été, la « population » dépassait déjà les 200 000. Le micro-satellite Asgardia-1, lancé le 12 novembre depuis les États-Unis avec une fusée Antares partie ravitailler la station spatiale, a été en partie payé par sociofinancement. De la taille d’un ballon de football, il ne fait que deux kilos, mais est censé représenter la première brique du futur État : il contient un disque dur sur lequel sont enregistrés la constitution du pays, ses symboles nationaux et les données de ses 115 000 premiers citoyens.

Parmi les menus problèmes : il existe un traité international par lequel les pays actuellement existants s’interdisent de réclamer l’exclusivité sur toute portion de l’espace ; et il faut plus que des noms enregistrés sur un disque dur pour faire d’un pays, un pays.