Arts et technologies font bon ménage. On me dira que c'est évident. Je suis bien d'accord. Après tout, mon intention avec ce ''blog'' n'est pas de sonder le rapport entre ces deux domaines dans son mystère et sa complexité. Pour tout de suite, je me contenterai de chroniquer les aventures de ce couple moderne. Excitant?: vous en conviendrez.

L'évidence

La technologie peut être envisagée comme un support à l'art. Pensez au cinéma par exemple. Les cinéastes tirent avantage (et comment!) des techniques utilisées ou impliquées dans la projection d'images. Ici, comme dans bien d'autres exemples d'oeuvres artistiques, la technologie supporte l'art. Peut-on envisager la vie de couple entre art et technologie autrement?

Le bon ménage

Au fond, dans cette perspective, art et technologie forment un beau couple. En effet, la technologie, qui n'a rien d'artistique, se marrie admirablement bien à l'art en tant que tel. Mais, comme dans toute bonne vieille relation, le caractère de l'un a tendance à déteindre sur l'autre. Les gens qui partagent leur vie ensemble, de différents qu'ils étaient au départ, finissent par se ressembler avec le temps. Le couple que forment l'art et la technologie n'échappe pas à la règle. La technique, dans les oeuvres qui se déploient sous nos yeux et sous nos oreilles, tend de plus en plus à devenir artitistique. Peut-elle ainsi continuer a jouer le rôle de support dans le couple? Les ennuis commencent.

La chicane de couple

Le groupe (de musique?) The User est une belle illustration des tribulations entre l'art et la technologie. Avez-vous déjà entendu un concert d'imprimantes matricielles?

Ou encore, un silophone, cette structure consistant en un élévateur à grain situé au Vieux Port de Montréal?:

Dans le cas du silophone, même le web se met de la partie. Tous les ingrédients pour un triangle amoureux des plus explosifs sont présents! J'ai l'impression qu'on n'a pas fini d'en voir et d'en entendre...

Frédéric Abraham