Ça fait déjà un moment que je cherche une façon d’aborder le thème de la culture scientifique (ou de l’inculture scientifique, c’est selon…) sur ce blogue.

D’abord, une bonne raison de le faire : la culture d’un peuple est évidemment fondamentale. Réfléchir sur cette culture sur un site scientifique, ça s’impose tout naturellement.

Une autre raison : le format de cette tribune qui permet d’en discuter entre nous, d’échanger sur ses bons (et moins bons) coups, sur son avenir, sa diversité. Tout ça dans le but avoué de mieux en comprendre les ramifications qui sont nombreuses (on a qu’à penser à la culture scientifique à l’école, dans les médias, en politique, etc.) et les répercussions qui sont plus déterminantes que jamais, alors que les solutions aux enjeux sociétaux actuels passent en grande partie par la science (les changements climatiques, la génomique, les nanotechnologies pour n’en nommer que quelques-uns).

Un programme ambitieux, n’est-ce pas? C’est justement la raison pour laquelle j’ai aussi longtemps hésité avant de l’aborder. Je ne suis aucunement spécialiste de la question. Je pense simplement qu’il est essentiel d’y réfléchir, de mieux comprendre les embûches auxquelles elle fait face et d’en révéler toute l’importance.

Pour ne pas taire le sujet plus longtemps, j’ai pensé me livrer à une petite expérience. Vous vous souvenez, je vous avais mentionné ici le titre d’un livre – Unscientific America : how scientific illiteracy threatens our future — que j’avais beaucoup aimé. Au cours de prochaines semaines, je m’engage à relire ce livre et à vous relayer les informations qui me semblent incontournables. Vous êtes tentés de m’accompagner, de répliquer et surtout de renchérir? Vous êtes les bienvenus!