Donc, il y avait cette mare de sang, dans le petit jardin derrière la maison. Et ces projections de sang sur les murs du cabanon. L’homme assassiné avait des dettes de jeu. Les regards des enquêteurs —c’est-à-dire vous— ont été nombreux à se porter vers le cabanon. Puisque vous l’avez demandé, ouvrons la porte.

La semaine dernière, nous avions peu d’éléments en main: une mare de sang au sol, là où l’homme gisait, avant d’être transporté à l’hôpital, où son décès a été constaté. Les premiers policiers arrivés sur les lieux ont recueilli les témoignages de la femme et du fils du défunt (à lire ici), et sont allés interroger un suspect, M. Scarlett, avec qui le défunt avait des dettes de jeu. Cette semaine, deuxième partie de notre enquête: on avance d’un pas dans le jardin, et on ouvre la porte du cabanon.

L’intérieur du cabanon

Vous aurez sous peu les résultats de l’autopsie. Mais en attendant, d’un premier regard, vous observez des choses fort intéressantes dans ce cabanon. Au sol. Et sur la chaise.

Vous êtes l’enquêteur. Que voyez-vous? Quelles questions vous suggère ce que vous voyez? Comment ces nouveaux éléments s’intègrent-ils aux précédents? Ou peut-être contredisent-ils certains éléments que vous aviez déjà pris pour acquis? Qui dit vrai? Vous n’êtes pas en mesure de désigner un coupable, mais vous avez des questions. Quelles sont-elles ? Quelle serait l’étape suivante?

Ajout, 4 décembre: l'autopsie!

François Julien nous communique dans les commentaires les résultats de l'autopsie tant attendue par certains d'entre vous:

La victime a été frappée à la tête 4 fois par un objet contondant, on note sur le crâne des marques semi-circulaires qui ont occasionné un hématome à l'intérieur du cerveau (côté droit du crâne). Une plaie par un objet coupant/tranchant ayant atteint le coeur a également été observée. La cause du décès est principalement attribuable à la plaie par l'objet piquant/tranchant. L'hématome ayant eu le temps de s'établir, il pourrait y avoir eu un certain délai entre le contondant (en premier) et le piquant /tranchant (en deuxième). On a fait des prélèvements sous les ongles de la victime dans le but de retrouver des cellules de l'agresseur, toutefois, les mains sont très ensanglantées, ce qui pourrait rendre cette recherche infructueuse... Le profil du sang va complètement masquer le profil (beaucoup plus dilué) de l'agresseur.

N’oubliez pas de relire les déclarations des personnes interrogées et, au besoin, repassez en vue les conversations avec notre expert invité.

Notre expert invité

François Julien, qui a préparé cette scène de crime, en a plus de 700 à son actif... mais des vraies cette fois, à titre de «biologiste judiciaire». Avec sa formation en microbiologie et immunologie, il a commencé sa carrière en 1976 au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal, où il a travaillé pendant 35 ans avant de prendre sa retraite.