Je suis allé voir le dernier film de Denis Villeneuve avec ma charmante épouse qui l’a probablement plus apprécié que moi. En effet, l’Arrivée n’est pas un film de science-fiction ordinaire où les différends entre les extraterrestres et les méchants se résolvent à coup de rayon de la mort ou à défaut à la hache. Non, ici tout le thème du scénario tourne autour de la difficulté à établir des communications entre des espèces différentes.

Fait original, c’est une linguiste qui est l’héroïne. En effet, on apprend assez vite que les tentatives des scientifiques d’utiliser les mathématiques pour établir un langage commun échouent, ce qui est un pied de nez aux approches proposées depuis le XIXe siècle. Face à cette situation, il revient à la linguiste de mettre au point une stratégie d’apprentissage pour communiquer avec les extraterrestres. Chose plus facile à dire qu’à faire, car ces derniers utilisent une langue dans laquelle les mots ne possèdent pas d’ordre précis. Sans compter l’omniprésent problème de l’incommensurabilité, qui pose une barrière parfois insurmontable à la communication tellement les expériences sont différentes.

Les risques d’incompréhension ne sont donc pas négligeables, le tout dans un contexte mondial d’appréhension et de tension qui ferait passer l’élection de Donald Trump dans la catégorie des faits divers.

La suite de mon billet chez Voir.