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La vache folle démasquée
(ASP) - Au moment où tout le monde se met à
admettre en même temps que la vache folle était
loin d'être éliminée, et qu'on avait par
conséquent baissé les armes un peu trop trop vite,
des chercheurs suisses et autrichiens accomplissent une première
: ils ont développé un test fiable pour diagnostiquer
ce type d'infection.
Ils ont en effet découvert une caractéristique
propre aux porteurs de la maladie: un
composant du sang qui se "colle" aux prions anormaux,
ces mystérieuses protéines qui sont aussi bien
derrière la maladie de la vache folle que derrière
sa variante humaine, la maladie de Creudzfelt-Jakob. Bref, un
"test sanguin pour prions". Une telle découverte,
si on veut être optimiste, pourrait permettre de suivre
l'évolution de la maladie: en théorie, on pourrait
détecter sa présence avant l'apparition des premiers
symptômes -et peut-être même se débarrasser
des réserves de sang contaminé (à l'heure
actuelle, il existe un risque théorique que des humains
se transmettent cette maladie par l'intermédiaire de dons
de sang, bien qu'aucun cas de ce genre n'ait encore été
signalé).
Le composant en question est une protéine appelé
plasminogène. Adriano Aguzzi et ses collègues de
l'hôpital universitaire de Zurich ont utilisé cette
protéine. Ils l'ont mêlée à des échantillons
de tissus de cerveaux de souris infectés : les protéines,
magnétisées, se sont liées aux prions infectés,
mais uniquement à ces prions-là. Ces résultats
ont valu aux chercheurs une place d'honneur dans la dernière
édition de la revue Nature:
en 15 ans, c'est la première fois que des scientifiques
découvrent une substance qui peut distinguer les prions
sains des autres. En fait, à l'heure actuelle, un diagnostic
de vache folle ou de Creudzfelt-Jakob ne peut être effectué
qu'après la mort, par une autopsie. On croit que les prions
malades forcent les protéines saines à se replier
en des formes que notre organisme ne peut plus briser ensuite,
bien que l'explication finale soit sans doute plus complexe encore.
"Il est encore trop tôt pour dire" si un simple
test sanguin pourrait confirmer hors de tout doute la maladie,
modère Christiane Roeckl, une des membres de l'équipe
de Zurich. "Pour l'instant, ce n'est qu'une découverte
biochimique. Nous ne savons pas quel est le degré de sensibilité
de cette liaison."
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