(Agence Science Presse) – Des scientifiques deviennent des prospecteurs de l’espace. Un nuage moléculaire près du centre de notre galaxie, à 25 millions d’années lumières, tient lieu de « mine » à ciel ouvert.

Mais leur outil, le télescope géant Robert C. Byrd Green Bank, est à l’échelle de leur terrain d’exploration. Ils devrait leur révéler des traces de molécules à l’origine de la vie. « Ces nuages sont le matériel brute pour les nouvelles étoiles et planètes. Une chimie complexe y bâti les molécules prébiotiques bien avant la formation des astres. Nous croyons que certaines de ces molécules trouvent leur chemin vers de jeunes planètes comme la Terre, il y a 4,5 milliards d’années, et y initient la chimie de la vie », dit Anthony Remijan de la National Radio Astronomy Observatory.

Déjà, le scientifique et ses collègues ont identifié dix nouvelles molécules par prospection astronomique. Leur secret : renverser la méthode habituelle, qui consistait à chercher dans l’espace des indices des molécules connues sur Terre. Originaux, les astronomes utilisent le télescope pour étudier le nuage galactique dans les détails de ses poussières et de ses gaz, et à l’aide du spectre obtenu, déduire ensuite sa composition moléculaire par ordinateur.

Amélie Daoust-Boisvert