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Climategate: les dessous des courriels piratés

Pascal Lapointe, le 15 décembre 2009, 8h00

(Agence Science-Presse) Or donc, nous avons des courriels piratés d’un centre britannique d’étude du climat, et des climato-sceptiques au 7e ciel, convaincus d’avoir mis à jour la fraude du siècle. Rarement des courriels personnels auront-ils généré autant de commentaires de la part de gens qui ne les ont pas lus. Regard sur ce qu’ils révèlent, et sur ce qu’ils ne révèlent pas.

Climategate: les dessous des courriels piratés
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Climategate: les dessous des courriels piratés

Des gens honorables?
Que vous suggèrent ces organismes : le Comittee for a Constructive Tomorrow; FreedomWorks; la Fondation Heritage; le National Center for Policy Analysis. Ce sont des noms honorables pour des groupes de réflexion qui laissent croire à une certaine neutralité... si ce n’était qu’ils ont en commun d’être financés, en tout ou en partie, par Exxon, le géant du pétrole.

Dans l’histoire des courriels piratés, ils ont tous réagi à l’unisson : dans des lettres publiées par les journaux ou sur leurs sites, ils écrivent en gros que ces courriels piratés révèlent une fraude à grande échelle, et ils réitèrent leur opposition à toute réglementation des gaz à effet de serre.

Le Committee for a Constructive Tomorrow (un demi-million de $ d’Exxon depuis 2001, selon MediaMatters) entretient par exemple un blogue où le mot climategate est apparu 120 fois le 8 décembre. Le blogueur, Marc Morano, fut l’adjoint du sénateur américain Jim Inhofe, qui mène la charge, depuis 15 ans, contre la « théorie » du réchauffement.

Le Competitive Enterprise Institute (1,6 million$ d’Exxon depuis 2001) a été associé à un des scientifiques « anti-réchauffement » les plus en vue, Patrick Michaels. Celui-ci a notamment été surpris à « réécrire » un graphique du climatologue James Hansen, afin de donner l’impression que ce dernier s’était fourvoyé.

Dans un rapport de l’Union of Concerned Scientists en 2007, de même que dans deux livres récents (ici et ici), on rappelle que les stratégies d’Exxon et de ses alliés, dans les années 1990 et 2000, étaient directement empruntées aux stratégies de l’industrie du tabac qui, jusqu’aux années 90, n’essayait pas d’apporter des données scientifiques inédites, mais uniquement de semer le doute, dans l’espoir de contrecarrer toute législation contraignante sur le tabac.

Qui a lu?
Peu de gens ont vraiment lu ces courriels, au-delà des extraits choisis par les blogueurs conservateurs. Cinq journalistes de l’Associated Press l’ont fait. (13 décembre)

Voir aussi l’éditorial de Nature (3 décembre)

Quatre choses que les courriels piratés ne révèlent pas

1. Une astuce pour « fixer » les températures et ainsi, tromper la population? C’est le sens qu’il serait bien facile de donner au fameux mot « trick » (astuce), qui est devenu l’extrait le plus souvent cité dans ces 1000 et quelques courriels obtenus illégalement. Mais de quoi parle vraiment cet extrait? D’une pratique répandue dans toutes les disciplines scientifiques : ajuster des données brutes afin qu’elles soient utilisables (plus de détails sur le trick ici et pour un cas d'ajustement plus détaillé et plus complexe, lire ceci).

Supposons que votre voisin et vous preniez en note la température, plusieurs fois par jour : ce sont les données brutes. Lorsque vous décidez de fusionner vos relevés, vous vous apercevez qu’il y a un écart d'environ deux degrés entre lui et vous, à certains moments de la journée. Peut-être votre thermomètre était-il exposé au soleil quand celui de votre voisin ne l’était pas. Chose certaine, vous devez déterminer le pourquoi de cet écart. Une fois cela fait, vous ajustez avec précision vos données brutes, et vous pouvez envoyer un courriel à votre voisin en lui disant : « ça y est, j’ai trouvé l’astuce pour faire disparaître l’écart ».

2. Empêcher la publication d’articles dont on n’aime pas les conclusions? C’est ce que laisse croire un autre extrait choisi, mais ce que le reste des conversations révèle, c’est qu’il n’y est question que d’un seul article, signé Willie Soon et Sallie Baliunas, et publié deux fois, sous deux versions différentes. Dans le premier cas, en 2003, la moitié de l’équipe de rédaction de la revue Climate Research avait démissionné en signe de protestation, et l’éditeur avait reconnu qu’il lui faudrait à l’avenir resserrer le processus de révision. Dans l’autre cas, l’article a été publié dans Energy and Environment, un journal essentiellement dévolu aux sciences sociales, et dont l’éditeur a admis qu’il publiait des articles qui satisfaisaient ses orientations idéologiques (plus de détails sur cette controverse dans ce texte de 2005).

3. 95% des données ont toujours été accessibles, ce qui est tout à fait l’envers de l’impression qu’on a si on ne lit que la blogosphère conservatrice depuis le mois dernier. En effet, au CRU (Climatic Research Unit), le centre britannique qui se retrouve sur la sellette, les seules données effacées remontent aux années 1980. Des analystes du Pew Research Center sont retournés à la source :

Cet effacement n’était pas celui des carnets originaux de données des stations météo. C’étaient plutôt des bases de données que les membres du CRU colligeaient pour leur propre usage... Il est également important de noter que ceci a pris place dans les années 1980, alors que le changement climatique était un sujet purement académique... À cette époque, les scientifiques ne voyaient pas l’utilité d’archiver chaque fragment de donnée, quelle que soit sa valeur scientifique.

4. Trois autres flux de données majeurs arrivent aux mêmes résultats. Toute cette controverse entoure donc un centre de recherche britannique, le CRU. Or, depuis 30 ans, les données sur l’évolution des températures dont on entend parler dans les médias proviennent en partie de quatre sources indépendantes les unes des autres (leurs propres stations, leurs propres méthodes de collecte, etc.) dont la NOAA américaine et l’Agence météorologique japonaise. Et les résultats sont similaires partout, comme le révèle le travail fait par Michael Schlesinger, de l’Université de l’Illinois. (pour plus de détails, voir cet article)

Et c’est sans compter la montagne de données qui concernent autre chose que des températures et qui, elles, proviennent de milliers de lieux distincts, comme le résume le New Scientist. Difficile d’imaginer qu’une poignée de courriels puisse peser bien lourd à côté de tout ça :

Vous ne pouvez pas simuler des printemps qui arrivent plus tôt, ou des arbres qui poussent plus haut en montagne, ou des glaciers qui reculent de plusieurs kilomètres, ou une couverture glaciaire en Arctique qui rétrécit, ou des oiseaux qui changent leurs périodes de migration, ou du pergélisol qui fond, ou les tropiques qui prennent de l’expansion, ou des banquises qui se détachent en Antarctique, ou le pic d’un cours d’eau qui se produit plus tôt parce que la neige a fondu plus tôt, ou le niveau des mers qui grimpe de plus en plus vite, ou n’importe quel des milliers d’autres exemples.

Trois choses que ces courriels révèlent

1. Les scientifiques sont des êtres humains. Le jour même où apparurent les premières réactions hostiles dans la blogosphère conservatrice, plusieurs s’étonnèrent qu’autant d’internautes puissent être à ce point surpris de découvrir des scientifiques qui expriment leur irritation. « Tout ceci prend l’allure d’un scandale, uniquement à cause de l’image ouvertement idéalisée qu’entretient le public sur le monde académique », écrivait l’économiste Robin Hanson.

2. Ces demandes d’accès aux données sont suspectes. Longtemps avant l’existence des lois d’accès à l’information, des chercheurs, des journalistes et des citoyens demandaient l’accès à des données brutes, ce qui n’avait rien d’anormal. Avec le réchauffement climatique toutefois, le scénario est devenu différent : les chercheurs ont peu à peu constaté qu’ils avaient beau répondre aux demandes (puisque dans 95% des cas, ces données étaient déjà publiques), leurs vis-à-vis insistaient, et lorsqu’ils tombaient sur un bloc de données censé être réservé aux partenaires du CRU, les demandes se faisaient encore plus insistantes. Le statisticien canadien Stephen McIntyre, qui gère un blogue climato-sceptique, était à l’avant-scène de ces demandes (nous en parlions en octobre dernier). En une seule semaine de l’été 2009, le CRU a reçu 50 demandes d’accès à l’information.

Progressivement, les chercheurs finissent par admettre qu’il ne s’agit pas des vis-à-vis de bonne foi auxquels ils croyaient naïvement avoir affaire. C’est ce que résumait à deux de ses collègues, le 2 décembre de l’an dernier, le climatologue américain Gavin Schmidt —dans un de ces 1000 courriels que les blogueurs conservateurs, étrangement, préfèrent ne pas citer :

Quoi que vous disiez, ce sera toujours présenté comme si vous cachiez des données. Les négationnistes ont découvert qu’il n’y a aucune limite à ce qu’ils peuvent demander aux gens (données brutes, étapes intermédiaires, calculs additionnels, calculs de sensibilité, tous les codes, une version fonctionnelle sur toutes les plate-formes, etc.).

Peut-être Phil Jones, directeur du CRU, excédé, est-il allé jusqu’à effacer des courriels; l’enquête amorcée par son université le dira. Mais un chercheur excédé par un harcèlement n’est pas une preuve de complot.

3. En science, les médias sont faciles à influencer. Ces dernières années, on a souvent dit, y compris sur ce site, combien le dossier du climat était mal adapté à une couverture médiatique : c’est un sujet qui évolue trop lentement pour satisfaire l’âge de l’instantanéité et qui comporte beaucoup d’aspects difficiles à vulgariser par des clips (voir ce texte). D’autre part, le désir d’objectivité pousse à accorder un temps de parole à quiconque présente une contre-opinion, pour autant que cette personne donne l’illusion de savoir de quoi elle parle (le syndrome du « He Said, She Said », décrit ici par le professeur de journalisme Jay Rosen).

C’est ce qui explique que le « climategate » puisse d’ores et déjà être analysé comme un succès de relations publiques (ou un désastre, selon votre point de vue). Comme l’écrit l’auteur Fred Pearce le 10 décembre :

Les dégâts sont dans les salles de nouvelles. Et les retombées des salles de nouvelles pourraient bien influencer comment le public et les législateurs vont accueillir quelque entente qui pourrait ressortir de Copenhague.

C’est en effet par la force du nombre —les internautes qui provoquent une avalanche de commentaires dans la blogosphère— et une stratégie concertée (voir encadré), que s’est créée l’illusion qu’il existait une « contre-opinion », sans qu’il ne lui soit nécessaire de fournir la moindre donnée scientifique inédite.

8 commentaires

Portrait de Ronan

Je vous remercie pour l'article, il m'a personnellement paru sincère et crédible. M'intéressant aux commentaires sur les blog de climats depuis un bout, c'est intéressant de voir la radicalisation de certaines positions. Ca donne envie de regarder à plus grande échelle l'évolution des polarisations des opinions sur le climat :)

Portrait de azerty

@l'auteur:
"Vous, de votre côté, balayez complètement la façon dont se fait la recherche scientifique pour interpréter cette unique citation que vous sortez de son contexte."
Pardon, mais je fais exactement l'inverse. Je précise de quoi parlait ce fameux "trick". Et je ne balaie pas la façon dont se fait la recherche scientifique, je me concentre sur un cas particulier, et l'exemple que vous avez choisi n'est pas approprié car il ne permet pas d'étayer ce cas précis. C'est vous qui sortez le mot de son contexte en donnant une explication générale et en omettant de citer le "hide the decline" pour dévier sur l'ajustement des données.

[ Je pense qu'on n'a pas la même définition de ce qu'est un contexte. Mettre quelque chose en contexte, c'est prendre un élément particulier, et expliquer dans quel contexte plus général il s'inscrit. C'est ce que fait l'article de The Economist, d'une façon détournée, alors que vous vous concentrez sur cette citation (élément particulier) sans expliquer comment fonctionne (contexte général) le processus de construction d'une information scientifique ]
Un exemple de mise en contexte de ce fameux trick: http://caps.fool.com/Blogs/ViewPost.aspx?bpid=311290&t=01000860093551905860

[ Il est facile de voir que cet article présente les données qui l'arrangent. Ou, si vous préférez, il "cache" (hide) ce qui ne l'arrange pas. Expliquer un contexte, ce n'est pas prendre des données et les triturer à son avantage. Si McIntyre prétend que Jones a trituré des données et si McIntyre triture des données, vous ne nous avez en rien expliqué le contexte ]

"L'exemple des "500 recherches" anti-réchauffement que vous citez est douteux: la revue Energy and Environment, par exemple, est une revue essentiellement dévolue aux sciences sociales. Il y a aussi dans le lot un article paru dans Nature intitulé "A scientific agenda for climate policy?" qui n'est pas une étude, mais un essai"
OK pour l'article "A scientific agenda for climate policy?", et alors? Je n'ai jamais prétendu que 100% des papiers avaient un contenu scientifique, j'ai donné ce lien en objection à votre affirmation à propos d'une contre opinion qui serait illusoire. Je vous montre qu'elle existe, et qu'elle est publiée dans des revues plutôt sérieuses.
[ Sauf qu'en 5 secondes, je vous ai trouvé 3 sources qui ne peuvent pas d'emblée être classées dans la catégorie des recherches "peer review" qui iraient soi-disant à l'encontre de la "théorie" du réchauffement. Le moins que vous devriez faire avant de citer cette source des "500 études anti-réchauffement", ce serait de vous assurer que c'est solide, non? En voici d'autres: les 3e, 8e et 10e articles sont des essais (ou des opinions), le 5e n'est pas encore paru. Et je n'ai couvert que le premier 2% de la liste. ]
Pas d'accord en revanche sur Energy and Environment: Une part importante est dévolue au sciences sociales, mais la revue publie également beaucoup d'articles scientifiques. D'ailleurs, la plupart des papiers publiés dans cette revue et cités dans le lien sont purement scientifiques à ce qu'il me semble.
Je ne vois vraiment pas en quoi ces papiers sont douteux. Dans le lot, on trouve certains travaux de Lindzen, Svensmark, McKitrick, Leroux, Miskolczi, Spencer, Loehle... On peut toujours contester leurs études en apportant des arguments, mais dire que leurs publications sont douteuses en pointant un article qui n'est pas une étude scientifique me semble tout à fait déplacé.
Les fondements scientifiques du RCA sont contestables (sinon, on sort de la science) et sont contestés par des scientifiques. Je ne connais pas la vérité mais pourquoi ne pas reconnaître cette évidence?

[ Tout est contestable en science, mais il y a la manière de le contester. Je peux bien écrire demain matin une étude farcie de références qui affirme que le réchauffement est un canular et me retrouver dans cette liste des 500 études anti-réchauffement. Comment savez-vous que je m'y retrouverais, ou pas? Quels sont les critères de ce blogue pour sa liste? J'ai pour ma part beaucoup plus confiance dans le fait que des dizaines de milliers de recherches qui ont été dûment lues et critiquées (y compris par des sceptiques, même s'ils ne nous le disent pas souvent) ont, au fur et à mesure qu'elles s'accumulaient, formé un corpus qui appuie le réchauffement climatique. C'est comme ça, d'abord et avant tout, que se construit la science. ]

La bonne nouvelle, si j'ai bien compris, c'est que nous sommes au moins d'accord sur le fait qu'il y a des influences de part et d'autres, et qu'il vaut mieux s'appuyer sur du contenu solide et vérifiable que de s'attarder sur ceux qui apportent les fonds.

[ Vrai pour la première partie de votre phrase, jusqu'à "solide et vérifiable", pas pour la fin. La recherche bio-médicale se réglemente de plus en plus depuis 20 ans, pour éviter les accointances trop douteuses avec l'industrie pharmaceutique. De son côté, le courant d'opinion climato-sceptique, s'il était sérieux dans sa démarche, devrait éviter ses accointances trop douteuses avec l'industrie pétrolière ]

@Mer, 2009/12/16 - 17:11:
"Il est aberrant de croire à une contre opinion quand il s'agit de Julie (coiffeuse), Mark (plombier), Johannie (maîtrise en archéologie) et Stephane (reporter) !!! Pendant que 500 articles s'opposent à 20 milliards d'articles."
Un peu de courage, cliquez sur le lien que j'ai fourni et regardez le CV des auteurs des papiers. Je veux bien vos sources pour les 20 milliards d'articles. Ah et puis, même si il y avait 20 milliards d'articles, qu'est ce que cela prouverait? Il y a bien une époque où tout le monde pensait que la Terre était plate... [ Oui, mais vous l'avez dit, les gens le pensaient. Dès que les études sérieuses et vérifiées ont commencé à devenir la norme, c'en fut fini pour ces opinions. ] La contre opinion existe, et elle est solidement et scientifiquement étayée. C'est un fait. [ Scientifiquement étayée? Non ]

Portrait de antony

Merci pour la sérénité que vous apportez dans ce débat médiatique. Merci d'expliquer la différence entre un point de vue, une opinion et une connaissance scientifique !

Bravo pour les réponses que vous apportez aux commentateurs de vos articles !

Bravo pour le travail de vulgarisation scientifique, décryptage médiatique, d'éducation à l'esprit critique !

Je m'interroge vraiment sur le manque de discernement de mes concitoyen entre politique/médiatique/scientifique ? sur le jeux étrange que joue des scientifique qui vont dans les médias dire que les humains ne sont pour rien dans cette histoire ? Comment expliquer que le mot débat n'a pas le sens en science qu'en sens commun ? Et que à par quelques zones de flou, le débat scientifique est tranché ! Même si il reste ouvert ! Aujourd'hui, les sciences disent : le climat change et à déjà commencé à changé, c'est dû en grande partie aux activités humaines et c'est très risqué !

Maintenant les humains sont libre de choisir comment gouverner leurs vie, le débat social est vraiment là ! Que fait-on ? Que fait-on avec ces informations ?

Dans 10 ans les sciences nous en dirons plus sur le climat, mais les choix doivent se faire aujourd'hui !
étudions sereinement la situation et voyons les options qui s'offrent à nous :
choix 1 - Nous ne tenons pas compte de l'avis des scientifiques du GIEC :
conséquences :
a - ils avaient tord : il ne reste plus beaucoup de pétrole mais nous ne regrettons rien !
b - ils avaient raison : c'est la catastrophe !
c - ils avaient à moitié tord : Si ce n'est la catastrophe, c'est au moins très grave.

choix 2 - Nous prenons en compte ces avis :
conséquences :
a - ils avaient tord : nous avons fait des efforts pour rien, nous avons effectué des transfert de technologie, été plus solidaire avec le sud, l'économie est partiellement décarbonnée, les énergies renouvelables se développent.
b - ils avaient raison : ouf !
c - ils avaient à moitié tord : ouf !

On va dire que je minimise !!! Et qu'en fait les écolo sont en train de prendre le pouvoir, d'ailleurs reardez bien autour de vous : il y en a partout !! Regardez bien !! Le monde est envahi d'écologistes, les ventes de kit d'autofabrication de chandelles bio et d'épinard sont en haussse vertigineuse, la pollution n'existe presque déjà plus !! l'économie court à sa perte tellement il y en a...

En tout cas merci !

Portrait de Visiteur

Il est aberrant de croire à une contre opinion quand il s'agit de Julie (coiffeuse), Mark (plombier), Johannie (maîtrise en archéologie) et Stephane (reporter) !!! Pendant que 500 articles s'opposent à 20 milliards d'articles.

Les médias nous balancent n'importe quoi depuis longtemps, pourquoi leurs faire confiance ? Juste à penser à la fausse presse faite à la grippe H1N1, la fausse presse faite aux télé-réalités (NON ce n'est pas scientifique et JAMAIS ça ne devrait utiliser le temps de presse qui qui devrait nous servir à s'informer sur le nombre de femmes violées au Congo pendant qu'on ne fait rien).

Pourquoi tant de résistance ? Pour conserver confort et continuer à sur-peupler la planète de manière exponentielle.

On nous dé-responsabilise et on nous infantilisent... et la «contre-opinion» met beaucoup d'effort pour encourager ce phénomène.

Parfais ! Faisons des enfants sur-consommateurs comme nous... encourageons nous à ne pas respecter notre environnement (celui même qui nous nourrit !) et surprenons-nous du taux de cancer en hausse, des tireurs fous exaspérés, ect !

Oui OUI oui j'extrapole, pas nécessaire d'écrire un commentaire pour me le faire remarquer. N'empêche le fond de ma pensée est parfaitement compréhensible et rejoint probablement la majorité des gens sur la Terre, alertes de ce qui se passe autour d'eux.

Merci.

Portrait de Keven

Bonjour, il y a bien un réchauffement présentement, mais il est parfaitement normal, a tout les 1000 ans il y a un cycle régulier. Le dernier remonte autour de l'an 1000 avec "l idéal agricole", donc la température a déjà été supérieur a celle daujoud'hui. Le mouvement de la terre autour du soleil se déforme pour former une elipse plus étendu toute ces même 1000 années. Et puis j'aimerais vous entendre sur le fait que les température du globe augmente avant la quantité de CO2.

[ Attention: le cycle de 1000 ans n'existe pas, et l'idée d'un cycle régulier n'est même pas un argument défendu par les climato-sceptiques. La température moyenne a effectivement grimpé un peu dans CERTAINES RÉGIONS du globe (pas dans toutes) aux environs des 11e et 12e siècles, mais rien de comparable avec la situation actuelle. Pour en savoir plus, voir ici et ici.

Quant à l'autre argument, celui des températures, il enfonce une porte ouverte, parce qu'aucun climatologue n'a jamais nié que les températures du globe aient grimpé et descendu au cours des 4 derniers milliards d'années. La situation actuelle est tout à fait particulière, pour des raisons expliquées brièvement ici et ici. ]

Portrait de Marco33

Juste sur votre 1) :
Bizarrement, et comme d'autres médias, vous faîtes ce que l'on appel un "mensonge par omission".

Je veux bien croire que vous n'avez fait que rapportez ce que les "voix" officielles vous ont expliquées (qui est aussi la nouvelle définition du journalisme, la recherche des sources et le contrôle des faits ne font plus parti du journalisme "moderne").
Ainsi donc, il vous suffit d'aller à la source pour voir que la phrase ou se trouve ce fameux mot : "trick", que l'on peut définir pas astuce ou magouille, se finit par "hide the decline" curieusement oublié car malheureusement, il n'y a là pas plusieurs sens..........

Et voilà comment la crédibilité de votre article s'arrête malheureusement dès le début.

[ Vous devriez aller lire les sources mentionnées dans cet article. Je vous invite à le faire, c'est beaucoup plus instructif. En particulier ici et ici. ] 

Portrait de azerty

"1. Une astuce pour « fixer » les températures et ainsi, tromper la population? "
Non, une "astuce" pour "cacher le déclin" des températures. L'"astuce" de Michael Mann consistait à mettre sur la même courbe des données de nature différente (températures reconstituées (dendrochronologie) sur 1000 ans et jusqu'en 1960, et uniquement les températures mesurées après 1960). Cette façon de procéder n'a rien de scientifique car elle ne permet pas d'évaluer la méthode de reconstruction. Si les données dendro avaient été affichées après 1960, on aurait effectivement vu un déclin des températures selon cette méthode alors que ce n'est pas le cas dans la réalité. Conclusion: Quelle qu'en soit la raison, le proxy utilisé ne permet pas d'arriver aux bons résultats, donc les données reconstituées sur les 1000 dernières années avec cette méthode ne sont pas fiables.
Le cas de l'ajustement détaillé que vous citez (article Economist) n'a rien à voir avec le fameux "trick" to "hide the decline". Ajuster n'est pas cacher.
Ce fameux mail est loin d'être le plus compromettant, et en en lisant d'autres, on peut légitimement se poser la question de la fraude de grande ampleur.

[ Vous faites fausse route. L'article de The Economist vise à décrire, par une illustration, comment se fait la recherche scientifique, et ainsi expliquer le sens de ce mot "trick". Vous, de votre côté, balayez complètement la façon dont se fait la recherche scientifique pour interpréter cette unique citation que vous sortez de son contexte. ]

Il y aurait également à redire sur les autres points de cette affaire que vous évoquez... Mais je dois vous reconnaître le mérite de faire référence à plusieurs articles/mails incriminés, cela change de la presse française qui reprend en choeur la même dépêche sans vérifier quoi que ce soit, et sans cherche à approfondir. Je caricature à peine.

"...et une stratégie concertée (voir encadré), que s’est créée l’illusion qu’il existait une « contre-opinion », sans qu’il ne lui soit nécessaire de fournir la moindre donnée scientifique inédite."
Et pourtant, la "contre opinion" existe pour de vrai, et elle apporte de vraies données scientifiques:
http://www.populartechnology.net/2009/10/peer-reviewed-papers-supporting...
500 papiers "peer reviewed" publiés dans des revues de référence et qui remettent en cause les fondements de l'origine anthropique du réchauffement climatique, ce n'est pas une illusion.
Quand à votre "stratégie concertée", je suis désolé mais elle n'est pas aussi évidente. Le fait que certains organismes soient financés par les lobbys pétroliers ne prouve absolument rien. Ou alors vous admettrez qu'il existe également des lobbys pro RCA qui financent des recherches dans le seul but de justifier les législations sur les réductions des émissions de CO2... Auquel cas on revient au point de départ: des groupes de pressions défendent chacun leur intérêt/position (pro ou anti RCA) et financent des groupes non neutres auxquels on ne peut faire confiance, ce qui ne prouverait toujours pas grand chose sur l'hypothèse d'une origine anthropique du réchauffement climatique.

[ Tout à fait, il y a des influences de part et d'autres. D'où l'importance de s'appuyer sur ce qui est publié, qui a pu être critiqué, argumenté, vérifié. Et de ce côté, la quantité de recherches sur le réchauffement est monumentale. L'exemple des "500 recherches" anti-réchauffement que vous citez est douteux: la revue Energy and Environment, par exemple, est une revue essentiellement dévolue aux sciences sociales. Il y a aussi dans le lot un article paru dans Nature intitulé "A scientific agenda for climate policy?" qui n'est pas une étude, mais un essai. Et je pourrais continuer ainsi longtemps... ]

Bref, pour ma part, je considère cet article comme un article d'opinion fortement partisan et biaisé, je n'y adhère pas car pas mal de faits invalident vos affirmations ou les laissent au stade de l'hypothèse.

Portrait de Visiteur

Il faut vraiment être descendu bien bas pour prétendre que certains conspirationnistes ont envahi les blogues avec une stratégie concertée pour créer l'illusion d'une contre opinion. Vous êtes méprisant et suffisant envers la population.

Il n'y a pas de stratégie concertée, autre que celle des médias pour nous diffuser la propagande réchauffiste.

WAKE-UP!

C'est terminé la religion verte. Les gens sont plus intelligents que vous le pensez. Voilà tout.

[ Pascal - Il n'est écrit nulle part dans cet article qu'il y a eu stratégie concertée pour envahir les blogues. En revanche, il y a eu très nettement une stratégie des groupes de pression qui sont cités dans l'encadré ("Des gens honorables"). Le meilleur conseil qui peut vous être donné pour démontrer votre intelligence est de lire attentivement avant de lancer des accusations, sans quoi vous tomberez tête baissée dans les pièges que vous tendent ces groupes de pression ]