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Femmes en science : les préjugés commencent tôt

Agence Science-Presse, le 18 février 2016, 14h18

(Agence Science-Presse) Le sexisme qui nuit à l’embauche des femmes en science ? Il commence tôt : des étudiants de premier cycle en biologie à qui on a demandé de noter leurs pairs ont eu tendance à surévaluer les jeunes hommes et à sous-évaluer les jeunes femmes.

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Femmes en science : les préjugés commencent tôt

Sarah Eddy et Daniel Grunspan, de l’Université de Washington, savaient bien dans quoi ils s’engageaient en demandant à plus de 1700 étudiants d’évaluer confrères et consœurs sur « leur niveau de compréhension de la matière en classe ». Les résultats, parus le 10 février dans PLoS One, étaient en effet prévisibles : comme le résume un journaliste, aux yeux des hommes, les femmes avaient besoin d’un A pour obtenir le même prestige qu’un homme avec un B.

Ce n’est que la dernière étude parmi plusieurs qui, ces dernières années, ont tenté de quantifier le problème : des femmes moins souvent publiées et moins souvent citées, des CV identiques pour un poste dans un laboratoire qui sont évalués différemment suivant que la photo montre un homme ou une femme... et des hommes plus souvent choisis parce que les employeurs les croient meilleurs en calcul mental... y compris quand ces employeurs sont des femmes ! Tout au plus le nouvel article ne montre pas que les femmes partagent le même préjugé à l’égard des autres femmes — un signe que, peut-être, les choses sont en train de changer.