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Les racines de la fraude scientifique

Je vote pour la science, le 29 mars 2016, 11h46

(Agence Science-Presse) Les cas de fraude en science faisaient figure d’exception auparavant —on était désagréablement surpris d’apprendre qu’un scientifique pouvait, lui aussi, tomber aussi bas. Auparavant, c’est-à-dire quand? Eh bien avant Internet. C’est le sujet de notre émission cette semaine.

Les racines de la fraude scientifique
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Les racines de la fraude scientifique

À lire

Le médecin danois Peter Gøtzsche, dont le Dr Turcotte a traduit l’ouvrage Remèdes mortels et crime organisé, est l’un des fondateurs de la Collaboration Cochrane, un organisme indépendant et à but non lucratif qui regroupe plus de 28 000 volontaires dans plus de 100 pays. Son but de regrouper des données scientifiquement validées de manière accessible.

Valérie Borde en parle dans son article Mafieuses, les pharmaceutiques?, L’actualité, septembre 2013.

Un débat sous l’égide de trois médias québécois en 2013: Science et fraude

Le prochain colloque Cochrane, à Séoul.

Serge Larivée, La fraude scientifique et ses conséquences, communication au CIRST.

Philippe Mongeon et Vincent Larivière, La fraude scientifique éclabousse aussi les coauteurs, Découvrir, novembre 2013.

Ariel Fenster, Fraudes au générique, mars 2015.

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Depuis quelques décennies en effet, ça semble se multiplier. Au point qu’on pourrait parler d’épidémie de fraudes avec des conséquences sur la vie de ceux qui se font pincer – et leurs coauteurs – mais avec des conséquences tout aussi lourdes sur leur domaine entaché. La fraude peut prendre plusieurs formes, du simple plagiat à la falsification de données.

Si des cas ont émergé des quatre coins de la communauté scientifique, la fraude semble plus concentrée dans les sciences de la santé. Un de nos invités, Fernand Turcotte, s’inquiète particulièrement du poids des compagnies pharmaceutiques.

À qui la faute? Nos invités pointent le « publier ou périr », le fameux adage, qui pèse sur la vie du chercheur. Cette obligation de publier, et de publier vite, sous peine d’avoir plus de mal à obtenir de nouvelles subventions, en pousse certains à tourner les coins ronds. Ariel Fenster nous raconte le cas du Terre-Neuvien Ranjit Kumar, qui a récemment fait les manchettes.

La technologie est certainement en cause. Bonifier les données est parfois plus facile. Mais d’un autre côté, c’est également la technologie qui rend des fraudeurs plus faciles à repérer et qui fait qu’ils se sentent davantage surveillés. Un de nos invités mentionne par exemple le désormais célèbre blogue Retraction Watch...

Quel rôle —ou quelle parade— ont les universités? Les coauteurs? Les revues savantes?

Les invités:

Écoutez l’émission en cliquant sur le lien ci-contre (à gauche) ou en vous abonnant sur iTunes.

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13h30, sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche: Naïma Hassert. Vous pouvez également nous écouter le mardi à 11h à Radio Centre-Ville (102,3 FM Montréal) et vous abonner sur iTunes.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. Pour en savoir plus sur l'initiative Je vote pour la science, rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.