C’est la dernière semaine de notre enquête. Vous avez contemplé la mare de sang dans le petit jardin, avez remarqué des projections de sang sur le mur du cabanon, une empreinte de pas, de main, une trace sur une chaise. Vous avez les résultats préliminaires de l’autopsie. Certains lecteurs ont demandé une analyse des vêtements de la femme et du fils: les voici.

La première semaine: une mare de sang, là où la victime gisait, avant d’être transportée à l’hôpital. Les premiers policiers avaient recueilli les témoignages de la femme et du fils du défunt (à lire ici), et étaient allés interroger un suspect, M. Scarlett. La deuxième semaine, l’enquêteur —c’est vous— ouvrait la porte du cabanon et y découvrait de nouveaux indices. Bien que vous soyez nombreux à avoir des doutes tantôt sur la femme, tantôt sur le fils, rien, à ce stade, ne permet de les incriminer. Seront-ils lavés de tout soupçon grâce à l’analyse de leurs vêtements?

N’oubliez pas de comparer ce que vous voyez sur ces nouvelles photos à leurs témoignages (première semaine)... et les commentaires de notre expert peuvent vous éviter des fausses pistes!

Les vêtements de la femme (photos 3 à 8)

- Pantalon et chemise: traces de sang. Rappel: elle admet avoir touché à son mari ensanglanté.

Les vêtements du fils (photos 10 à 18)

- Pantalon et chemise: traces de sang. Rappel: il admet avoir touché à son père ensanglanté et avoir pris son pouls.

Les vêtements de M. Scarlett (le suspect avec qui la victime avait des dettes de jeu) (photos 20 à 27)

- Pantalon et chemise: traces de sang. Rappel: il admet s’être battu avec une autre personne, qui n’a pas pu être identifiée.

Vous êtes l’enquêteur. Que vous suggèrent ces nouveaux indices? Qui dit vrai? Que vous manque-t-il?

N’oubliez pas de relire les déclarations des personnes interrogées et, au besoin, repassez en vue les conversations avec notre expert invité.

Notre expert invité

François Julien, qui a préparé cette scène de crime, en a plus de 700 à son actif... mais des vraies cette fois, à titre de «biologiste judiciaire». Avec sa formation en microbiologie et immunologie, il a commencé sa carrière en 1976 au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal, où il a travaillé pendant 35 ans avant de prendre sa retraite.