«Une photo par jour, pour la pire année de ma vie», c’est la traduction libre du titre de cette nouvelle vidéo qui explose sur YouTube.

Par Charles-Édouard Carrier, infirmier, gestionnaire et blogueur à l'Institut universitaire en santé mentale Douglas.

Conçue par l’organisation Sigurna Kuca, on y montre le quotidien d’une femme qui vit dans une dynamique de violence conjugale. Poignant.

Les premières images montrent une jolie femme souriante et lumineuse. Puis, sur une musique en mineur, la joie s’efface graduellement pour laisser place aux marques de coups, le regard s’éteint tranquillement, la beauté s’éclipse derrière le mal.

Entre les quelques photos illustrant la violence, on retrouve un peu de ce sourire, comme si rien n’était arrivé, comme si l’instant d’avant n’avait pas existé.

Pour bien des victimes, c’est exactement ce qui se passe. On tente d’oublier le poing qui nous a frappé, d’effacer la rage en nous et essayer, tant bien que mal, d’y croire, à cette prémisse de l’évènement isolé, presque excusable.

Mais, une fois ou cent fois, jamais on ne doit accepter. Et l’aide est là pour accompagner ces victimes qui décident de se protéger. Circulant sur Facebook et sur des centaines de sites Web, cette vidéo suscite un impressionnant nombre de réactions. L’être humain pouvant être parfois si idiot, plusieurs internautes y vont de leurs analyses en expliquant pourquoi la vidéo est fausse.

On s’en fout!

Évidemment, ces gens n’ont pas compris que l’essence du message, le fondement de cette mise en scène, c’est que ce clip est criant de vérité. Quelle femme diffuserait des photos d’elle après avoir été ruée de coups par son conjoint?

On illustre ici que malgré les sourires, malgré tout les « selfies » du monde, trop souvent, des journées sont à oublier, ternie par une douleur indescriptible, cachée et difficile à partager.

Sigurna Kuca est une organisation de la Serbie qui supporte les victimes de violence conjugale.

Si vous en êtes vous aussi victime, vous avez le droit de demander de l’aide.

Photo tirée de la vidéo sur YouTube.