Semaine du 7 décembre 98

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La fusion froide, épisode 357


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Autres capsules cette semaine

Il faisait plus chaud au Pôle Nord qu'à l'Equateur

(ASP) - Si vous aviez vécu il y a 600 ou 700 millions d'années, un voyage vers les pays chauds aurait signifié... un voyage au Pôle Nord! C'est du moins la "précision" qu'apporte à la "théorie de la Terre-boule de neige" la revue Nature, dans sa dernière édition.

Il y a longtemps que l'on imagine qu'au-travers de ses multiples ères glaciaires, la Terre a dû en connaître au moins une d'une ampleur telle que les glaciers se sont retrouvés jusqu'à l'équateur -transformant donc la Terre, littéralement, en une boule de neige. L'été dernier, trois chercheurs (voir notre capsule du 31 août) suggéraient dans Science qu'une telle catastrophe écologique s'était bel et bien produite il y a entre 820 et 550 millions d'années.

Sauf que dans les faits, et c'est là la précision apportée cette semaine par une nouvelle étude, cela ne signifie pas que la Terre fut recouverte de neige et de glace sur toute sa surface: au contraire, il semble qu'à un moment de son histoire, l'axe de la Terre ait pivoté -faisant davantage pointer les Pôles vers le Soleil, et les rendant aussi "chauds" que ne le sont les Tropiques actuelles -tandis qu'à l'Equateur, il faisait aussi froid qu'au Pôle Nord aujourd'hui! D'un angle de 23,5 degrés, comme aujourd'hui, la Terre aurait peut-être basculé jusqu'à 54 degrés, ce qui est énorme.

L'hypothèse ne rallie pas tout le monde, et les auteurs eux-mêmes sont prudents quant à la façon dont ces changements d'axe -et le retour à l'axe qu'on connaît aujourd'hui- auraient pu se produire.

Ou si un retour à l'axe d'il y a 600 millions d'années pourrait nous tomber dessus...

 

Le trou: et il dure, et dure, et dure...

(ASP) - Le trou dans la couche d'ozone continue de fracasser des records. Celui de cette année a duré plus longtemps que ses prédécesseurs, soit au moins 100 jours, et mesurait 13 millions de km carré en novembre, selon l'Organisation météorologique mondiale, un organisme des Nations Unies. Depuis les premières mesures des "trous", dans les années 70, c'est la première fois, selon l'OMM, que l'un d'eux maintient une telle taille aussi longtemps.

La bonne nouvelle, puisqu'il y en a une, c'est que le trou, en novembre, faisait à peu près la moitié de la taille qu'il avait atteint en septembre (25 millions de kilomètres carré, soit deux fois et demi l'Europe!).


Deep Space 1: les ions poussent toujours

(ASP) - Le moteur ionique de la sonde américaine Deep Space One poursuit sa poussée régulière, après avoir donné des sueurs froides aux ingénieurs à la mi-novembre. Il s'était interrompu après seulement 4 minutes et demi, au cours de son premier "démarrage" expérimental. Depuis le 23 novembre, tout semble tourner rond, à raison de quelques heures par jour, et DS1 est désormais la première sonde spatiale de l'histoire à être propulsée principalement par un moteur ionique. Lequel remplacera peut-être au XXIe siècle la traditionnelle propulsion chimique (voir notre manchette du 26 octobre). La sonde est désormais 15 fois plus loin de la Terre que ne l'est la Lune, et elle devrait atteindre son premier objectif "officiel", un astéroïde, en juillet prochain. D'ici là, elle s'emploiera à expérimenter la douzaine de technologies inédites qui sont à bord, dont un système de "navigation autonome" qui permet à l'engin de se guider lui-même grâce aux étoiles.


Station spatiale: l'assemblage du Lego commence

(ASP) - Le module américain Unity a rejoint comme prévu le russe Zarya. Et pendant que les occupants de la navette spatiale Endeavour procédaient dimanche à l'arrimage, et effectuaient lundi une sortie dans l'espace pour compléter le travail, au sol, un haut-administrateur de la Nasa s'affairait à redorer le blason des Russes, saluant leur partenariat et affirmant "toute sa confiance" dans leur capacité à rencontrer leurs objectifs. Ils ont bien besoin d'encouragements: le module d'habitation, sous responsabilité russe, doit être complété le printemps prochain, pour un lancement en juin.


Ballon d'essai

(ASP) - Une nouvelle génération de ballons dirigeables excite l'imagination spatiaux. En fait, l'idée est dans l'air -sans jeu de mots- depuis des années, mais elle a acquis ses lettres de noblesse en novembre, lorsqu'une légion de ces ingénieurs hyper-spécialisés se sont rassemblés au Centre Goddard des vols spatiaux (affilié à la Nasa), au Maryland, pour étudier avec le plus grand intérêt ces ballons: capables de résister aux énormes pressions qu'entraînent les hautes couches de l'atmosphère réchauffées par le Soleil; des ballons qui, gonflés à bloc, font la taille d'un immeuble de 60 étages; susceptibles de grimper à quelques dizaines de kilomètres d'altitude, et de s'y maintenir jusqu'à trois mois. A cette altitude, on est aux limites de l'atmosphère, et les vents n'ont plus aucune prise.

Assez haut, et suffisamment longtemps, explique au Time l'astrophysicien Josh Grindlay, pour étudier des phénomènes aussi lointains que d'éventuelles planètes autour d'autres étoiles ou des trous noirs. Ou pour mener des expériences qui, parce qu'elles nécessitent une présence humaine, étaient réservées jusqu'ici à la navette spatiale ou à la station Mir.

A des prix défiant toute concurrence: envoyer du matériel à bord d'un tel ballon coûterait moins de 2 millions $, contre 40 millions avec la moins chère des fusées Delta. Une fois les trois mois terminés, la nacelle se détache du ballon (qui, lui, n'est pas récupérable) et redescend sur Terre au bout d'un parachute.

La Nasa doit lancer des ballons d'essai -au vrai sens du terme- en mars 1999, avant de suivre avec une année complète de vols de démonstration. "En supposant bien sûr, conclut le Time, que la station spatiale laisse suffisamment d'argent."

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