Au Japon, au Danemark et en Angleterre, on assisterait même à une petite décroissance, selon Benjamin Rokholm, de l’Université de Copenhague, coauteur d’une analyse des statistiques de 15 pays. Ces chiffres ont été présentés au Congrès international de l’obésité, tenu à Stockholm le mois dernier, et d’autres auteurs s’empressent de conseiller la prudence. On ne pourra crier victoire qu’après quelques années d’une telle décroissance, mais pour l’instant, les chiffres laissent trop de place à l’interprétation : peut-être la baisse n’est-elle attribuable qu’à une meilleure éducation dans les parties les plus riches de ces populations, ce qui voudrait dire que la progression de l’obésité chez les plus pauvres, plus nombreux, pourrait se poursuivre pendant des années encore.
Ce n’est pas une épidémie qui se combat par un vaccin, mais elle n’en est pas moins difficile à combattre. Pour la première fois pourtant, des chiffres laissent croire que l’obésité infantile aurait peut-être atteint son sommet.
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