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Clonage: numéros 2 et 3

(ASP) - Depuis Dolly, personne n'avait pu rééditer l'exploit: cloner un animal, non pas à partir de cellules d'embryons, mais à partir de cellules adultes. Depuis dimanche, 5 juillet, c'est chose faite: des chercheurs japonais ont annoncé la naissance de deux veaux clonés à partir des cellules d'une vache adulte.

Mauvaise nouvelle, toutefois, 24 heures plus tard: la mère des deux veaux meurt après avoir donné naissance à sa progéniture inhabituelle. Une autopsie permettra d'en savoir plus sur la cause de ce décès. Aux dernières nouvelles, les deux veaux se portaient bien, quoiqu'étant nés prématurément, avec 38 jours d'avance.

La technique employée a été la même que celle employée pour la naissance de la brebis écossaise Dolly il y a deux ans, a expliqué Toyokasu Morita, porte-parole du Centre de recherche de la préfecture d'Ishikawa. Tout comme avec Dolly, les chercheurs ont mis l'accent sur la possibilité d'ainsi pouvoir sélectionner les lignées les plus productrices pour le lait ou la viande.

 

L'endroit le plus hot du système solaire

(ASP) - De la lave brûlant à plus de 2000 degrés Celsius, contre "à peine" 1500 pour les volcans de la Terre: tel est l'enfer en activité permanente à la surface d'Io, une des lunes de Jupiter. Io, qui est, comme le savaient déjà les astronomes, le seul corps céleste, excluant la Terre, où on a pu observer une activité volcanique, et quelle activité volcanique: 12 volcans différents ont été identifiés par la sonde Galileo lors de son dernier passage. Et ils sont tous probablement plus chauds que les plus chauds volcans de la Terre. Qu'une pareille activité puisse se produire à la surface d'un corps céleste aussi petit qu'une Lune laisse, 20 ans après leur découverte, les scientifiques béats d'admiration, mais complètement mystifiés.

"Ce sont les températures les plus élevées du système solaire, à l'exclusion du Soleil" a expliqué à la presse Alfred McEwen, de l'Université de l'Arizona, à la tête de l'équipe de chercheurs qui a analysé les données, et qui publie un article auquel la revue Science consacre sa dernière Une.

 

Mir: cette fois, c'est officiel

(ASP) - La Russie met finalement la clef dans la porte de Mir. Les derniers occupants quitteront la station vieillissante en juin 1999, soit six mois plus tôt que prévu. Une décision qui a été saluée par des mots encourageants de la Nasa, qui espère que cela permettra à son partenaire de consacrer désormais tout son temps et ses énergies à la station spatiale internationale, dont la construction doit commencer en novembre, après d'inombrables retards... auxquels les Russes ne sont pas étrangers.

En dépit de tous ces déboires et de toute l'opprobe dont elle a été l'objet, il n'est pas inutile de souligner que Mir fut, depuis 13 ans, la station spatiale dont la durée de vie fut de loin la plus longue. Elle a permis de pulvériser les records de séjours dans l'espace, a fait faire des pas de géants aux connaissances sur les effets de l'absence de gravité sur le corps humain, et a permis la réalisation d'expériences scientifiques et techniques dans les domaines les plus divers.

 

Planètes: et de 11!

(ASP) - Des astronomes français et suisses ont annoncé le 7 juillet avoir découvert deux nouvelles planètes tournant autour d'autres étoiles. Une, qui avait déjà été annoncée par leurs collègues et co-découvreurs américains il y a deux semaines (voir notre capsule), et l'autre tournant autour de l'étoile Hercule 14. Cette dernière est la plus intéressante des deux, parce que cette planète, qui fait trois fois Jupiter, se trouve suffisamment loin de son étoile (deux fois et demi la distance Terre-Soleil) pour que la possibilité d'en prendre une photo ne soit pas exclue, du moins à moyen terme.

 

Mars: un bilan et un nouveau départ

Pratiquement un an jour pour jour après "l'amarsissage" de la sonde Pathfinder, la Nasa dépose son bilan. Au moment même où le Japon envoie à son tour une sonde vers la planète rouge.

Arrivée sur Mars le 4 juillet 1997 -jour de l'indépendance américaine, comme par hasard- la sonde Pathfinder a transmis pendant les trois mois qui ont suivi 17 050 images, 16 analyses chimiques du sol et 8,5 millions de mesures du vent, de la température et de la pression atmosphérique. En tout, 2,3 gigabits de données, qui sont loin d'avoir été toutes dépouillées.

Et même si la petite sonde avait davantage pour but d'expérimenter de nouvelles technologies (voir à ce sujet notre section Mars: et maintenant?) en vue des missions futures que de faire de la science, elle n'en a pas moins permis de lever le voile sur une partie du mystère martien: il s'est bel et bien produit là-bas un bouleversement climatique majeur, il y a 3,5 à 4 milliards d'années. Jusqu'à cette époque, Mars devait ressembler à la Terre. Aujourd'hui, elle est aride, glaciale, inerte.

Mais la principale retombée fut d'un tout autre ordre: Pathfinder a réussi ce qu'aucune mission spatiale n'avait réussi depuis Apollo: elle a "accroché" le public.

Bien des gens espèrent donc que la sonde japonaise Planet-B, lancée vendredi, accomplira le même exploit. Cet engin, le tout premier qui ne soit ni russe ni américain à partir pour une autre planète, devrait se mettre en orbite martienne l'an prochain. La sonde a été lancée sans encombres du centre spatial de Kagoshima, dans le Sud du Japon. Elle sera suivie là-bas de deux autres sondes américaines, qui doivent partir en décembre, Mars Climate Orbiter, qui, comme son nom l'indique, restera en orbite, et Mars Polar Lander, qui deviendra le premier engin à étudier l'une des calottes glaciaires martiennes -celle du Pôle Sud- et le premier à recueillir de l'eau... extra-terrestre.


Un cordonnier de 8000 ans

(ASP) - Pas un, pas deux, mais 35 souliers, certains vieux de plus de 7000 ans ont été découverts au Missouri il y a plus de 10 ans. Des analyses au spectromètre de masse effectuées par des experts en textiles permettent de documenter, écrit cette semaine la revue Science, plusieurs milliers d'années de mode préhistorique: il en ressort en effet que l'un des souliers est vieux en fait de 8000 ans, ce qui en fait le plus ancien d'Amérique du Nord. Un autre aurait à peine 1000 ans. L'ensemble de ces sandales et mocassins donne "un aperçu de la grande variété de la production de souliers préhistoriques" pour la région et pour cette période. Le cordonnier pratiquerait-il le plus vieux métier du monde?


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