Chaque année, le papillon monarque effectue l’une des plus longues migrations du monde à travers l’Amérique du Nord, des régions montagneuses du Mexique jusqu’au Canada. Phénomène unique au monde, ce long et périlleux voyage qui s’étend sur des milliers de kilomètres et plusieurs générations est parsemé d’embuches. Difficile à croire, mais il fallut 38 ans pour cartographier sa route migratoire et finalement localiser son mystérieux sanctuaire hivernal. De nos jours, le monarque fait face à de nouvelles menaces : réchauffement climatique, pesticides, déforestation… les embuches sont nombreuses.

Les monarques pondent leurs œufs uniquement sur ​​les asclépiades, une plante originaire du Mexique, mais que l’on retrouve maintenant partout en Amérique du Nord (peut-être grâce aux papillons?). Dans les dernières années, les monarques ont dû faire face à des températures extrêmes, des sécheresses records, des fleurs vides de nectar ainsi que des asclépiades beaucoup moins abondantes, notamment en raison de l'expansion de l'agriculture.

Le nombre de monarques qui ont trouvé refuge durant l’hiver 2013 au Mexique a chuté de 59 %, atteignant le niveau le plus bas des 20 dernières années. Un recul a été constaté au cours de six des sept dernières années, et il n’y a plus maintenant qu’un quinzième du nombre de papillons dénombrés en 1997. En Europe, nous observons aussi un déclin des papillons. Le réchauffement climatique, les pesticides, la déforestation sont autant de menaces qui pèsent sur les ailes du fragile lépidoptère.

Pour en savoir plus : Le déclin du monarque (Ma Planète bleue)