J'ai toujours aimé les livres. Mais voilà depuis quelques années, j'en lis beaucoup moins. Et ils me manquent terriblement. Alors cette année, j'ai décidé de me prendre en main! Je me suis donc lancé un petit défi sympathique à compléter au cours des 12 prochains mois: lire 12 livres traitant un peu, moyennement ou beaucoup de science. Pourquoi la science? Parce qu'il s'agit d'une belle occasion de découvrir encore une fois qu'elle s'invite là où l'on s'y attend le moins!

Prenez, ce roman: Nos étoiles contraires de John Green, mon premier choix pour ce défi. Un véritable succès populaire aux États-Unis où il s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires depuis sa parution en 2012, a été traduit en plusieurs langues (en français chez Nathan) et a même été salué chaudement par la critique. Et pourtant, l'auteur y aborde des thèmes plutôt inhabituels pour le jeune public auquel il est destiné: la convalescence et le deuil. Des thèmes, mis en scène adroitement, révélant en douceur, au fil des pages, quelques aspects plus scientifiques de la maladie dont souffrent les personnages principaux.

Nos étoiles contraires relate la rencontre impromptue de Hazel Grace Lancaster, une jeune fille de 16 ans, atteinte d'un cancer de la glande thyroïde en phase terminale, qui survit grâce à un traitement miracle et d'Augustus Waters, un jeune athlète de 17 ans, en rémission d'un cancer des os, qui reviendra le hanter. De leur rencontre naîtra (évidemment!) une charmante histoire d'amour racontée, malgré les circonstances, sans complaisance.

C'est d'ailleurs là un des points forts du roman. Plutôt que de tomber dans les bons sentiments, l'auteur nous permet d'accompagner ces deux jeunes gens dans leur quête de la vie et de l'amour en dépit de l'échéance imminente. Et bien que les personnages de Hazel et d'Augustus soient, à mon avis, trop appuyés (j'envie leur sens de la répartie et leur grande culture à un si jeune âge!), je me suis rapidement prise d'affection pour eux. Et pour l'amoureuse des livres que je suis, découvrir que leur histoire gravite elle aussi autour d'un livre, c'est le bonheur!

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Et la science? Racontée à petites doses. Avec compassion.

J'aime: l'écriture sans complaisance sur un sujet si sensible.

J'aime moins: la mise en garde de l'auteur. Il insiste pour dire que la maladie et son traitement y sont abordés de façon fictionnelle. Quelle belle occasion manquée à mon avis de sensibiliser les adolescents à cette terrible maladie!

Je le recommande: oui, mais dans sa version originale autant que possible pour les jeux de mots échangés entre Hazel et Augustus qui se traduisent plus difficilement.