Des ossements humains retrouvés dans la grotte de Cough en Angleterre avaient des marques étranges. Pièces d’art ? Bagarre ? Non, cannibalisme. Mais pas n’importe lequel. Selon les chercheurs du Musée d’histoire naturelle de Londres, c’est un cannibalisme rituel, le plus vieux connu datant de 14 700 ans.

Occupée par des chasseurs-cueilleurs de l’époque, cette grotte contient beaucoup d’ossements. Mais ceux analysés par les paléontologues sortent de l’ordinaire. Des traces en zigzag le long des os rappellent des marques artistiques, mais les traces de dents ainsi que les marques de découpe, par exemple pour traverser le muscle ou sortir la moelle, laissent penser au cannibalisme. Toutefois, les personnes seraient plutôt mortes de vieillesse ou de causes naturelles, car il n’y a aucun signe de coups et blessures, sans oublier que ce sont des corps d’adultes, mais aussi d’enfants et d’adolescents.

Le cannibalisme et les gravures artistiques seraient très liés, mais le rituel qui aurait été pratiqué par ce groupe n’est pas connu. Le cannibalisme à but religieux s’est poursuivi jusqu’à une période récente, dans des tribus isolées d’Amérique du Sud, du Pacifique ou encore d’Afrique.

 

Virginie Montmartin