Semaine du 16 novembre 98

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Mitch: y a-t-il un responsable?

(ASP) - Ce serait bien facile, si on pouvait attribuer au réchauffement global, par conséquent à l'activité humaine, la puissance dévastatrice du cyclone Mitch. Malheureusement, ce serait justement trop facile. Tout laisse croire que la pire catastrophe qu'ait connu l'Amérique centrale au cours de ce siècle soit le résultat de circonstances météorologiques tout ce qu'il y a de naturelles... avec un petit coup de pouce des humains.

D'un point de vue de météorologue, la puissance de Mitch n'a même pas battu de record. Né dans la mer des Antilles, il a été très fort pendant quelques jours, mais avant même de frapper la côte du Honduras, il avait été réduit au statut de tempête tropicale, puis de dépression tropicale -avec des vents atteignant un maximum de 97 km/h, ce qui n'a rien d'exceptionnel. Le problème est venu ensuite: Mitch aurait normalement dû revenir sur ses pas et aller mourir au-dessus de la mer, comme les tempêtes tropicales le font généralement; ou suivre la côte et perdre progressivement de sa force. Au lieu de cela, il est entré à l'intérieur du pays, et est allé frapper les montagnes du centre: la "collision" a entraîné le déversement de 600 millimètres de pluie en une seule journée -et toute cette eau a dévalé des montagnes, vers la plaine.

Est alors entré en scène un autre facteur: le déboisement auxquels ont été soumises ces régions depuis des décennies. Sans arbres, explique l'Agence France-Presse, la pluie "n'a pas trouvé les sols propices pour être absorbée"; elle a donc entraîné des glissements de terrain, faisant d'autres morts au passage, glissements qui ont déposé une épaisse couche de sédiments au fond des rivières, diminuant du même coup leur capacité à "évacuer", et aggravant encore, si c'était possible, les inondations.

Le désastre aurait-il pu être prévu? Les relevés géologiques, explique le New Scientist, auraient pu signaler, au cours des dernières années, les zones propices aux glissements de terrain. Mais il est peu probable que cela aurait suffi à dissuader les gens peu fortunés de s'y s'établir. Tous les ingrédients du désastre étaient là: il ne restait plus à la nature qu'à s'y mettre.

 

L'Univers qui accélère: l'hypothèse tient toujours

(ASP) - Il y a 10 mois, un groupe d'astronomes jetait un pavé dans la mare des modèles cosmologiques: à l'image classique d'un Univers en expansion, ils venaient d'ajouter un fait inattendu, celui d'une expansion qui semblait aller de plus en plus vite (voir notre manchette du 2 mars). Plus tôt ce mois-ci, un séminaire tenu à Chicago n'a non seulement pas permis d'ébranler cette hypothèse, mais d'autres faits sont en plus venus la renforcer.

On sait en effet depuis longtemps que notre Univers est en expansion, autrement dit, qu'il grossit sans cesse -et on le sait parce qu'on voit toutes les galaxies s'éloigner de nous, de la même façon qu'un raisin sur un gâteau en train de cuire aurait l'impression que tous les autres raisins s'éloignent de lui. Là réside un des grands mystères de l'Univers: cette expansion durera-t-elle éternellement, ou finira-t-elle par s'arrêter, après quoi l'Univers, sous la force de la gravité, se recontractera-t-il sur lui-même?

Dans les deux cas, la "vitesse d'expansion" ne pouvait que diminuer -et non augmenter! Or, le pavé dans la mare de février dernier, c'était précisément cela: à partir de l'observation de galaxies situées à des milliards d'années-lumière, ces astronomes en étaient venus à la conclusion que la "vitesse d'expansion" augmentait. Si cela devait se vérifier, cela signifierait qu'une nouvelle force de la nature, inconnue jusqu'ici, serait à l'oeuvre.

Au cours de cette rencontre de Chicago, rapporte Science, aucun expert n'est parvenu à apporter une explication satisfaisante à cette observation -ou, au contraire, à mettre le doigt sur une erreur qui pourrait expliquer cette observation, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. La suite au prochain congrès...

 

Le moteur ionique hoquète

(ASP) - Voici une nouvelle qui a déjà fait l'objet d'entrefilets dans la presse la semaine dernière, et qui n'a pas manqué de désoler les amateurs de Star Trek: le moteur ionique à bord de la sonde américaine Deep Space One n'a pas fonctionné comme prévu le 12 novembre, date prévue pour son premier test. Il a "tourné" pendant 4 minutes et demie, avant de s'arrêter, pour une raison qui n'a pas encore été éclaircie par les ingénieurs de la Nasa.

Deep Space 1 est la première sonde spatiale propulsée principalement par un moteur ionique, une innovation qui, si tout va bien, pourrait alimenter toutes les engins spatiaux du XXIe siècle, et les conduire plus vite, et avec 10% plus d'efficacité, vers les planètes lointaines.

La pluie de météorites: ne partez pas sans elle

(ASP) - Au-delà des satellites qui pourraient être endommagés et des amoureux qu'elle fait rêver, une pluie de météorites, comme celle des Léonides qui frappe la Terre cette semaine, intéresse aussi les biologistes: des chercheurs de la Nasa -encore et toujours elle- dans le cadre du tout nouveau programme d'astrobiologie (voir notre manchette du 27 juillet) prévoient essayer de suivre à la trace ces poussières cosmiques, dans l'espoir d'y trouver des clefs quant à la façon dont de semblables cailloux auraient pu jouer un rôle dans l'apparition de la vie sur Terre, il y a 4 milliards d'années. "Nous sommes tout spécialement intéressés à en apprendre davantage sur la composition de ces débris de la comète Tempel-Tuttle, les molécules qui sont créées au moment du contact entre les météores et l'atmosphère terrestre" explique à CNN Peter Jenniskens, chef de cette mission qui sera à bord de deux avions pendant que vous dormirez... ou que vous jetterez un oeil curieux vers le ciel.


La Russie et la station spatiale: cette fois, c'est la bonne

(ASP) - Après avoir donné la semaine dernière une ultime sueur froide aux Américains, la Russie a annoncé qu'elle ne dévierait pas du plan initial, et qu'elle lancerait bel et bien, le 20 novembre, le premier "morceau" de la future station spatiale internationale. Après quinze ans d'attente, le compte à rebours est donc commencé...

 

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