J’ai de la bonne lecture actuellement, mais pas assez avancée pour me sentir à l’aise de faire un billet de blogue pour chacun de ces sujets. Que faire, alors que la matinée est déjà avancée et que j’ai d’autres obligations par la suite ? Je pense alors au « microblogging » et me dis qu’un aperçu plus large mais moins profond peut aussi parfois avoir sa valeur. Peut-être parce que j’ai lu l’article de vendredi dernier de la chroniqueuse au journal Le Devoir Josée Blanchette qui écrivait que « [son] père […] disait que la vie est brève, mais large ». Vous trouverez donc ci-dessous en quelques phrases, et dans le style des petits encadrés typiques de la chroniqueuse, un avant-goût de possibles futurs sujets sur ce blogue !
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Stimulé par la découverte d’un nouveau mécanisme de plasticité neuronal mis en évidence il y a quelques années à peine, la BTSP (Behavioral Timescale Synaptic Plasticity, en anglais). Selon l’article Behavioral timescale synaptic plasticity: properties, elements and functions, elle serait produite par ce qu’ils appellent des « potentiels de plateau dendritiques » associés à des décharges en bouffées au niveau du corps cellulaire du neurone, ce qui entraînerait des modifications importantes de l’efficacité synaptique en une seule occurrence. De nouvelles cellules de lieu, qui réagissent à l’endroit où l’on se trouve dans l’espace, pourraient ainsi naître en une seule expérience. Je ne comprends pas encore suffisamment ce mécanisme non conventionnel pour l’expliquer plus en profondeur, sinon pour rapporter qu’il permettrait aux neurones de l’hippocampe de former des souvenirs d’épisodes comportementaux spécifiques et de généraliser à partir d’épisodes passés.
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Ébahi j’ai été, en tombant sur un article de revue qui présente un champ de recherche vieux de près d’un siècle dans le domaine des neurosciences qui est le mien et que je ne connaissais pas encore ! Bon, j’en avais parfois peut-être entendu parlé un peu entre les branches, mais de manières si floue que je ne lui avais jamais porté une réelle attention. Sauf qu’en lisant l’article A historical review of ephaptic field research: from early foundations through contemporary renaissance (2026), j’apprends l’existence bien réelle de ces petits champs électromagnétiques qui accompagnent les courants de l’activité nerveuse dans nos neurones et qui pourraient influencer les neurones voisins et même à grande distance (par des voies, donc, non synaptiques). L’image en haut de ce billet évoquant ces influences à distance est tirée de l’article de revue. À à ma décharge pour ne pas avoir considéré plus tôt ce phénomène : il aurait connu une période de profond scepticisme scientifique au milieu du XXe siècle, jusqu’à une renaissance contemporaine portée par des modélisations informatiques avancées et des techniques de mesure plus perfectionnées. Le regain d’intérêt, amorcé dans les années 2000, aurait permis de reconnaître que les interactions éphaptiques ont des effets physiologiques mesurables et contribueraient ainsi de manière significative à la complexité des réseaux cérébraux, à la formation de la mémoire et, potentiellement, à la conscience elle-même. Je m’arrête encore une fois ici avant de mieux posséder le sujet pour pouvoir éventuellement vous en reparler.
Apprécié le premier chapitre du livre collectif auquel j’ai participé, « Quand les grands esprits se rencontrent » où Joshua Bengio résume, pour un Alan Turing stupéfait apparu dans son bureau, toute l’histoire de l’IA du milieu du XXe siècle à aujourd’hui. J’ai pas encore tout lu le bouquin, d’où une appréciation une fois de plus parcellaire ici, bien que je sache qu’il y ait au moins une autre rencontre mémorable dans le bouquin (je vous laisse deviner laquelle…).
Travaillé pas mal ces derniers temps sur le club de lecture que je présenterai dans le cadre d’une soirée de l’UPop Montréal le mercredi 18 novembre à 19h au bar La Cale, pub sans déchet, et qui sera consacré au splendide ouvrage « Les cellules. Une histoire de la vie », de Christian Sardet (2025). J’expérimente une approche plus « immersive » que d’habitude pour présenter les notions de biologie cellulaire abordées par Sardet en m’appuyant sur les superbes illustrations qu’il a lui-même faites dans son ouvrage.




