Les poissons qui augmentent leur espérance de vie sont ceux qui ont pris la mauvaise (ou la bonne) habitude de... manger les crottes de leurs jeunes congénères.

Pour être exact, l’aide leur provient des microbes que contiennent ces crottes. Une équipe dirigée par le généticien Dario Valenzano, de l’Institut Max-Planck de biologie du vieillissement, en Allemagne, croit avoir en effet confirmé une théorie dont des experts cherchent l’empreinte depuis longtemps : la théorie du « jeune sang », ainsi nommée parce qu’on a longtemps expérimenté la transfusion de sang de jeunes rats chez des rats plus vieux, pour voir jusqu’à quel point cela pourrait « régénérer » ces derniers. À en croire l’étude déposée le 27 mars sur le serveur de pré-publication bioRxiv, l’empreinte se trouverait donc dans les microbes. Les premiers commentaires évoquent déjà l’expression « transplantation de microbiome » — du nom de cet écosystème microbien qui habite chaque être vivant.