Le monde animal nous fascine et nous fait rêver; il suffit de regarder notre Facebook et son flot de chien maladroit ou de chat fâché. Qui n’a pas voulu «Devenir vétérinaire»?

Mais connaissez-vous réellement ce métier?

Au Québec, chaque année, un centaine d’étudiants ont le privilège de former une classe à la Faculté de Médecine Vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint Hyacinthe. Cinq ans plus tard, un peu plus vieux et endetté, un Doctorat en Médecine Vétérinaire en poche et plein d’enthousiasme, que devient-il concrètement?

La plupart sont vétérinaires généralistes (un peu comme votre médecin de famille) et soignent petits et/ou grands animaux dans une clinique, cabinet, hôpital vétérinaire ou encore centre de protection pour les animaux (ex. SPCA). D’autres moins nombreux exercent dans le milieu universitaire ou l’industrie pharmaceutique et s’occupent des animaux de recherche.

Encore moins nombreux: les vétérinaires spécialistes. Le spécialiste suit un programme supplémentaire de 3 à 5 ans pour pratiquer dans le domaine de son choix comme la cardiologie, la dermatologie, l’oncologie, etc… ou encore la pathologie (*meilleur choix si vous me demandez mon avis!*) Après cette année d’ internat généraliste et trois années de résidence il peut enfin passer l’examen final orchestré par le Collège de sa spécialité (ex. Collège Américain de Pathologie Vétérinaire) et devenir diplômé. Son activité se restreint souvent à son domaine de spécialisation; il collabore étroitement avec le vétérinaire généraliste.

Le vétérinaire de zoo et de la faune sauvage a souvent suivi un programme de spécialisation. Il y en a très peu.

En santé publique il y a plusieurs opportunités d’emploi, notamment au sein des abattoirs ou des usines agroalimentaires pour s’assurer de la qualité et de la sécurité.

En milieu académique, le vétérinaire, spécialiste dans sa discipline, est professeur. Il a pour tâche l’enseignement théorique et clinique aux étudiants vétérinaires et est en charge de la recherche scientifique dans son domaine d’expertise.

Enfin en milieu pharmaceutique, les quelques possibilités d’emploi sont la vente et la distribution des médicaments.

Avec une telle diversité, difficile de se faire une image fidèle de la réalité ou plutôt des réalités de la profession vétérinaire!

Dix ans après mon entrée dans cette sphère et presque autant d’années pour trouver LA bonne place, ma place, je suis Spécialiste en Pathologie Vétérinaire. Derrière mon microscope j’observe les prélèvements (sang, tissu, urine et autre) des patients du vétérinaire généraliste puis je propose un diagnostic. Mon expertise et opinion est à son service comme à celui des autres spécialistes. Ma spécialité me donne la chance de travailler avec une grande diversité d'espèces animales, de diagnostiquer de nombreuses maladies et d'aider, entre autre, le vétérinaire généraliste mais aussi d'autres chercheurs.

Sur ce blogue, je partagerai avec vous mon point de vue sur des sujets comme les maladies infectieuses, le cancer et plus encore.