Vincent jase des deux types d'OGM les plus présents dans les champs et dans nos assiettes. Quels sont les impacts environnementaux, écologiques, économiques et sociaux de ces cultures?

 

Dans mon dernier billet, nous avons discuté de ce qu’est (ou n’est pas) un OGM. Nous avons vu qu’en fait l'ingénierie génétique est un outil qui permet de guider et d’accélérer l’évolution de manière sans précédent. C’est une technique qui amène toutes sortes de possibilités et qui est en train de révolutionner l’industrie agroalimentaire. Mais, quels sont les impacts environnementaux, écologiques, économiques et sociaux de ces cultures?

Dans la vidéo de cette semaine, nous allons discuter des deux familles d’OGM les plus répandues dans les champs aujourd’hui : les plantes résistantes aux insecticides et celles résistantes aux herbicides.

Prenez par exemple le maïs résistant à l’herbicide Roundup. Les mauvaises herbes sont un problème pour toutes les cultures, autant dans mon jardin que dans les champs de maïs qui s’étendent à perte de vue. Les mauvaises herbes compétitionnent pour les ressources (eau, lumière, minéraux, etc.) avec la plante désirée, diminuent la productivité de la culture et peuvent même complexifier la récolte. Alors dans mon jardin je prends le temps de les arracher une par une. Pour le cultivateur qui doit s’occuper d’un bien plus grand jardin, on préconise généralement l’utilisation d’herbicides. Entrent en jeu des OGM comme le maïs résistant au Roundup, l’herbicide vedette de la compagnie Monsanto. Le principe est le suivant: on peut épandre le Roundup sur tout le champ et seules les mauvaises herbes vont mourir, ne laissant que notre maïs pour pousser librement. Sur papier, ça sonne comme une solution miracle, mais qu’en est-il vraiment? Ces OGM sont aujourd’hui victimes de leur succès. À force d’épandre le Roundup sur tous nos champs, de plus en plus de mauvaises herbes y ont développé une résistance. Alors qu’est-ce que l’on fait? Eh bien on en répand toujours de plus grandes quantités. C’est peut-être bien pour la compagnie qui fabrique les herbicides, mais collectivement, on se dirige vers un mur.

Même genre de problèmes du côté des plantes résistantes aux insectes qui sont porteuses d’un gène de la bactérie bacillus thuringiensis. Celles-ci permettent de réduire, voire éliminer la nécessité d’épandre des insecticides sur nos cultures. Une autre solution miracle? Peut-être, mais on est en droit de se demander quel est l’effet écologique de millions de kilomètres carrés de cultures tuant les insectes qui la grignotent.

Pour en apprendre plus sur ces deux types d’OGM que vous pouvez trouver dans un champ près de chez vous, je vous invite à regarder cette vidéo. Vous y apprendrez que ces OGM ne sont en fait qu’un outil servant à pallier temporairement aux problèmes qu’engendre une industrie agroalimentaire basée principalement sur la monoculture. Si vous voulez poursuivre la réflexion sur les dangers de la monoculture, surveillez la vidéo de la semaine prochaine!