La bête mesurait plus de 3 mètres et était probablement le prédateur le plus craint du continent australien. Le lion marsupial qui vivait à l’ère du pléistocène gardait ses rejetons dans sa poche comme le kangourou aujourd’hui. Mais ce mammifère a mystérieusement disparu d’Australie, il y a 50, 000 ans, peu après l’arrivée des premiers humains. Une douzaine de squelettes de ces lions, ceux de huit espèces de kangourous disparues ainsi que les os de 69 vertébrés ont été découverts parmi une multitude de fossiles sous les plaines arides de Nullarbor au sud de l’Australie. Les centaines de fossiles découverts étaient exceptionnellement bien préservés. Les animaux semblent être tombés dans des cavernes souterraines et les os n’ont pas été soumis aux rigueurs habituelles de la fossilisation. Les espèces découvertes vivaient il y a très longtemps, de 800,000 à 200,000 ans avant notre ère.
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La découverte stupéfiante de tous ces fossiles étonne les scientifiques : qu’est-ce qui a bien pu faire disparaître toutes ces espèces de mammifères qui vivaient dans l’ancienne Australie ? Les paléontologues estiment que le climat à l’époque était aride et similaire à celui que connaît le continent aujourd’hui. Les changements climatiques ne seraient donc pas entièrement responsables de la disparition de ces gros mammifères.
Pendant des millions d’années, l’Australie aride fut peuplée de créatures immenses telles de wombats de la taille d’un rhinocéros, de lézards de plus de sept mètres et de lions carnivores qui vivaient dans les arbres. Il y a 45,000 ans, alors que les premiers humains foulaient le sol australien, ces grands animaux ont peu à peu disparu. Le continent a perdu 90% de ses animaux géants en quelques milliers d’années. Pourquoi? Plusieurs experts croient qu’à cette époque, l’Australie a connu sa dernière période glaciaire et que les grands mammifères n’ont pas réussi à s’adapter aux nouvelles conditions météorologiques plus froides et plus sèches. D’autres scientifiques pointent du doigt nos ancêtres, affirmant que les humains à leur arrivée ont détruit à la fois les animaux et leurs habitats par la chasse et le feu. Enfin, certains chercheurs comme Judith Field, archéologue à l’Université de Sydney, estiment qu’il s’agirait plutôt d’une combinaison des deux explications. Les changements climatiques auraient rendu ces gros mammifères plus vulnérables et l’arrivée des humains n’aurait que précipité de peu leur extinction.




