Des chercheurs de l'Université de Nice et de l'Université McGill viennent de montrer que la modification génétique d'un animal peut éliminer la dépression clinique.

Ils ont créé des souris dépourvues d'un gène qui, en temps normal, affecte la transmission de la sérotonine dans le cerveau. Or, la sérotonine exerce une influence importante sur l'humeur, le sommeil et la sexualité. Résultat, les souris sans gène TREK-1 sont heureuses en permanence!

Heureuses, mais léthargiques: elles réagissent "comme si elles avaient été traitées avec des antidépresseurs pendant au moins trois semaines", explique le Dr. Guy Debonnel, du département de psychiatrie de l'Université McGill et principal auteur de la recherche. Celle-ci est parue récemment dans la revue Nature Neuroscience.

La dépression clinique affecte 8% des Canadiens. C'est la première fois qu'on démontre qu'une modification génétique peut éliminer la dépression.

"Les médicaments existants, poursuit le Dr Debonnel, sont inefficaces pour un tiers des patients affectés. C'est une des raisons pour lesquelles le développement d'autres cibles pour trouver un traitement contre la dépression est si important."