S’il était possible d’identifier les individus à risques de se suicider, bien des drames pourraient être évités.

Ce jour n’est peut-être pas si loin, car des chercheurs ont découvert une mutation génétique chez les personnes ayant des pensées et des comportements suicidaires. Soyons clair: les sujets prédisposés au suicide ne sont pas nécessairement porteurs de la mutation. Mais les individus porteurs courent beaucoup plus de risques de passer à l’acte que le reste de la population.

Le plus extraordinaire, c’est qu’il est possible de détecter la propension au suicide au moyen d’un test sanguin, puisque la mutation génétique se traduit par la présence accrue d’un biomarqueur dans le sang. Cette technique a permis aux chercheurs de déterminer —avec une exactitude variant de 80 à 96%— les sujets suicidaires!

D’ici à ce que le test sanguin soit disponible, dans 5 à 10 ans, il faudra réfléchir à des questions cruciales. Devrait-on le réserver aux individus à risques comme les militaires et les gens atteints de troubles psychiatriques? À qui les résultats seront-ils dévoilés? Comment interviendra-t-on auprès des personnes prédisposées?