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Avec les records de température qui s’accumulent depuis 40 ans, il était inévitable que les mesures finissent par révéler que les canicules durent plus longtemps qu’avant.

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À travers le monde, depuis les années 1980, elles se déplacent en moyenne moins vite —ce qui explique en partie qu’elles durent plus longtemps dans une région donnée: une moyenne de 12 jours plutôt que 8. Elles sont aussi, en moyenne, plus fréquentes: 98 par an entre 2016 et 2020, contre 75 par an entre 1979 et 1983. 

Ce sont les chiffres qui se dégagent d’une compilation de toutes les canicules survenues à travers le monde entre 1979 et 2020 et publiée le 29 mars dans la revue Science Advances. « Canicule » ayant été définie ici par des températures supérieures à 95% des températures de la période 1981-2010, au-dessus d’une région d’au moins un million de km2, pendant au moins trois jours.

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La « vitesse de déplacement » dont on parle est passée de 340 kilomètres par jour au début des années 1980 à 280 kilomètres par jour —c’est ce facteur qui explique qu’une même région doive endurer une canicule plus longtemps. Avec des impacts sur la santé publique que l’on connaît: les problèmes respiratoires et cardiaques associés aux grandes chaleurs sont déjà bien étudiés, mais ils sont amplifiés par des chaleurs qui restent plus longtemps stationnaires

Une donnée similaire quant au déplacement a été observée dans une autre recherche à propos des ouragans : bien que les chercheurs ne s’entendent toujours pas pour dire s’il y aura plus d'ouragans à cause du réchauffement climatique, cette autre étude a récemment conclu que les ouragans se déplaçaient plus lentement qu’il y a 40 ans. Ce qui peut avoir pour impact, là aussi, davantage de dégâts au-dessus de la région malchanceuse. 

Quant à l’étude sur les canicules, elle se démarque en ceci que la plupart des analyses du genre ont observé l’étendue ou l’évolution des canicules dans une région à la fois. En offrant une vision globale de cette évolution et de ces déplacements, les chercheurs de Chine et des États-Unis espèrent fournir des outils pour l’adaptation et, éventuellement, l’atténuation des futures canicules.

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