Quatre ans après sa première annonce, la compagnie albertaine TransCanada a annoncé au début d’octobre, qu’elle mettait fin à son projet Énergie Est. À quoi faut-il maintenant s'attendre ? C'est le sujet de notre émission cette semaine.

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Cet oléoduc devait relier l’Alberta au Nouveau-Brunswick pour répondre au marché outre-mer. Long de 4600 km, il devait traverser 6 provinces canadiennes. C’est par lui que devaient transiter plus d’un million de barils de pétrole issus des sables bitumineux.

Le projet Énergie Est avait rencontré beaucoup de résistance. Cette récente nouvelle a donc été assez bien accueillie par une grande partie de la population, des écologistes aux autochtones et même par de nombreux politiciens.

La décision de l’Office national de l’énergie a pesé d’un grand poids dans cet arrêt du projet. Son nouveau comité s’était engagé à tenir compte des gaz à effet de serre produits par la construction du pipeline, mais aussi de ceux engendrés par son exploitation, et par la production du pétrole qui devait y circuler.

Le gouvernement fédéral a toutefois approuvé en 2016 deux autres projets de pipelines. Donc la fin d’Énergie Est, ce n’est pas la fin des oléoducs canadiens : l’industrie albertaine en a besoin pour exporter son pétrole.

Forcément, ces pipelines traversent des cours d’eau — et ceux-ci sont parfois la source d’approvisionnement en eau potable des municipalités — longent des écoles, passent à travers des territoires agricoles. D’où les inquiétudes et les mouvements d’opposition. À l’inverse, il faut se rappeler que les défenseurs des pipelines ont souvent invoqué la tragédie de Lac-Mégantic, pour présenter leur solution comme moins dangereuse que le transport par train. Que faut-il penser aujourd’hui de cet argument ?

Isabelle Burgun en discute avec :

Et aussi (à 16:30)

« S’il n’y avait pas eu d’opposition environnementale dès le début au projet Énergie Est, on serait en train de discuter d’une infrastructure en train d’être construite, avec une aide financière des deux gouvernements. » — Éric Pineault

En chronique : Josée Nadia Drouin, directrice de l’Agence Science-Presse et mordue de littérature, nous parlera cette saison de livres sur la science — et elle invite les lecteurs et auditeurs à partager leurs coups de coeur. Écrivez-nous ! Cette fois-ci : La vie immortelle d’Henrietta Lacks

Pour en savoir plus sur Henrietta Lacks : 

Hela : l'incroyable destin d'une "immortelle"

Courte vidéo biographique 

Bande-annonce du film 

 

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h, sur les cinq stations régionales de Radio VM . Elle est également rediffusée pendant la semaine. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission : Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter sur CHOQ-FM (Toronto) CIBO-FM (Senneterre) et Radio-Fermont.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. Pour en savoir plus sur l'initiative Je vote pour la science, rendez-vous ici . Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook .