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Docteur, j'ai un fantôme qui me fait souffrir!

Blogue ta science, le 8 juin 2011, 9h42

Le jeudi 31 mars dernier, sous les auspices du journaliste scientifique Luc Dupont, durant tout un après-midi, une soixantaine d’élèves de deuxième secondaire (classes de Chantale Maheux et Anne Savard de l'École secondaire de l'Horizon à St-Jean-Chrysostome, près de Lévis) avaient rendez-vous avec la chercheuse spécialisées en « douleurs fantômes » Catherine Mercier, les amputés René Paquin et Yvan Réel, ainsi qu’avec Danie Lavoie responsable du programme des amputés à l’IRDPQ.

Savais-tu que Blogue ta science est notre blogue pour les jeunes qui aiment la science?

Tu as aimé ce billet? Tu as des questions? Tu possèdes des informations sur ce sujet et tu aurais envie de les partager? Alors viens nous en parler!

Comment? Tu dois d'abord te créer un profil sur le site puis revenir ici écrire ton commentaire (n'oublie pas de le sauvegarder).

Reviens ensuite visiter la page dans quelques jours pour voir si on a répondu à ta question dans la chaîne des commentaires!

L’objectif? Mieux comprendre cet étrange phénomène, de la bouche même des chercheurs et des patients. Autre objectif? En faire un compte-rendu impressionniste - pour vous blogueurs et blogueuses - sur le site de l’Agence Science-Presse.

Voici donc, plus avant, ces vibrants témoignages! Mais auparavant, une petite mise en contexte sur le thème des membres et des douleurs fantômes…

* * *

Il y a quelques années, un malheureux accident de travail lui enleva ses cinq doigts, sa main et son poignet. Ces éléments essentiels de son bras droit furent brûlés et broyés entre deux rouleaux géants d’une machine à papier…

Pourtant, lorsqu’Yvan Réel s’éveilla après la chirurgie, il aurait juré que son bras était toujours là, tellement il le ressentait encore. Mais un rapide coup d’œil à son côté droit lui indiqua le contraire…

« Dans ma tête pourtant, mon bras est encore là! », clame-t-il. Le preuve, c’est que j’ai encore mal aux doigts… »

* * *

La jambe droite de René, les chirurgiens orthopédistes durent la sectionner juste en haut de la cuisse emportant même une partie du bassin, pour éviter que le cancer qui s’y était nidifié ne se répande au reste de son corps.

Pourtant lorsque l’homme, chauffeur d’autobus de son métier, reprit ses esprits sur son lit d’hôpital, quelques heures après son opération, il aurait juré sur la tête de ses deux enfants que cette jambe si précieuse était encore là sous les couvertures, tellement il ressentait un engourdissement à son pied… droit!

* * *

Comment est-ce possible? Les médecins que René et Yvan rencontrèrent quelques jours plus tard - et la chercheuse scientifique avec qui ils travaillèrent durant plusieurs mois pour arriver à chasser cette étrange douleur qu’ils ressentaient depuis à l’endroit même de leur membre manquant - lui expliquèrent de quoi ils souffraient. René et Yvan apprirent alors que de nombreux amputés conservaient logtemps la « sensation » de leur membre réel même lorsque celui-ci avait été amputé, au point d’en avoir mal...

Selon les spécialistes, ce membre amputé est devenu alors un « membre fantôme ». Il en est ainsi parce que les cellules du cerveau responsables du mouvement des doigs ou des orteils, sont toujours là dans le cerveau qui, lui, n’a souffert d’aucune amputation. Et par un étrange phénomène, ces cellules cérébrales, même en face d’un membre absent, sont à la source d’une souffrance bien réelle, appelée « douleur fantôme ».

C’est que les zones sensorielles et motrices du cortex cérébral contiennent chacune, selon les spécialistes une espèce de carte physiologique où sont représentés tous les segments du corps. « Nos travaux montrent que l’activité des neurones de la zone de la main [ou du pied dans le cas de René], qui se trouvent dans le cortex moteur, continue d’être associée au membre manquant et à ses « mouvements ». Ils sont même à l’origine d’une douleur « fantôme » difficile à contrôler », explique l’ergothérapeute Catherine Mercier, professeure à la faculté de médecine de l’Université Laval et chercheuse au CIRRIS de Québec, le Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et en intégration sociale. Le CIRRIS se trouve dans le même édifice que l’Institut de réadaptation en déficiences physiques de Québec (IRDPQ).

Cette douleur « fantôme », impossible à soulager complètement chez 50 à 80 % des amputés (qui s’en remettent alors aux analgésiques et même à la morphine) devient tellement débilitante chez certains que ses conséquences sont plus invalidantes encore que l’amputation elle-même.

Luc Dupont
Journaliste scientifique

16 commentaires

Portrait de lucdupont

Bonjour aux gars et aux filles de l'école Horizon,

Je vais vous avouer une chose : j'ai été fort impressionné par la qualité de vos textes ! Non seulement par votre capacité à manipuler des réalités scientifiques aussi complexes, mais aussi par votre façon personnelle de les redire en vos mots.

Ç'a été pour moi un plaisir de vous introduire dans le monde du journalisme scientifique. Ce que vous avez vécu le 31 mars dernier à l'IRDPQ est on ne peut plus près de ma réalité professionnelle. Que ceux et celles qui sont tentés par l'aventure du journalisme scientifique n'hésitent pas aller de l'avant. D'ici à quelques années, je vous invite à écrire un reportage scientifique complet et à le soumettre au concours de la Bourse Fernand-Seguin. Vous pourriez vous mériter un stage de 6 mois à l'émission de télé "Découvertes" à Radio-Canada.

Au plaisir de vous lire !

Luc

Portrait de nguimond

Salut à vous tous, les 14 qui avez écrit ces textes! :)

Je viens tout juste de terminer la mise en ligne. Certains de vous avez déjà reçu un e-mail de confirmation et d'activation pour votre compte (profil utilisateur) - j'en ai créé un pour chacun de vous. Si vous suivez les instructions, vous devriez être capables de vous connecter sans problème et d'intervenir partout sur le site.

Ceux qui n'ont rien reçu, c'est que votre adresse courriel m'est arrivée après la création de votre profil, ou pas du tout. Écrivez-moi à science.presse@gmail.com, je vais vous dire quoi faire. C'est très simple (promis). ;)

Toutes mes félicitations à chacun de vous, vraiment. Vous avez travaillé fort... et ça se voit!

Portrait de Olivia Guillemette

Sentir un membre qui n’est plus là !

Mais comment peut-on expliquer ce phénomène des « membres et des douleurs fantômes »? Catherine Mercier, chercheuse à l’Université Laval nous a expliqué que suite à une amputation, il y avait de nombreux changements dans le cortex moteur primaire qui est une partie du cerveau qui contrôle les sensations. Donc, chaque membre à sa place mais suite à l’amputation, le cortex essaie de remplacer la place du membre qui n’est plus là, donc plus les changements sont grands plus la douleur sera grande. Cela dit, deux témoignages de personnes amputées, présentes à l’événement, ont pu nous confirmer que plus la personne est fatiguée, plus les douleurs vont augmenter. En d’autres mots, le changement s’effectue au niveau physique du cerveau et la douleur est causée à 90 % par le cerveau et 10% par les nerfs.

L’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec a pour but d’être un endroit de transition entre l’hôpital et le retour à la maison. Dans cet établissement, les amputés vont subir des traitements pour diminuer leurs douleurs fantômes. Par exemple, l’ergothérapeute va utiliser une boîte munies de miroirs pour permettre à l’amputé de voir son membre et ainsi de pouvoir ramener la représentation du corps à la normale dans le cerveau ce qui réduira les douleurs. Aussi, l’ergothérapeute va utiliser un stimulateur magnétique transcranien qui produira de l’électricité ce qui activera les neurones. De cette façon, la personne amputée réduira ses douleurs de beaucoup. Ce traitement est très efficace seulement s’il est répété régulièrement.

- Texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonOliviaGuillemette.pdf

Portrait de Roxanne Desjardins Grenon

Les Douleurs éternelles

Une jambe cassée, un genou écorché à la suite d’une chute en vélo, une coupure sur le doigt, des membres douloureux après un intensif entraînement de sport ou même un petit orteil qu’on se cogne sur le bord du lit … Ouche ! Ça fait mal non ? Ce sont toutes de petites douleurs passagères et quotidiennes dont je suis sûre vous avez déjà fait l’expérience. Mais bien sûr, une aspirine, un pansement, du repos et le tour est joué ! Mais que fait-on lorsque la douleur est constante, persistante et impossible à soulager ? C’est le cas de milliers de gens au Québec : les amputés. Dans cet article ci-dessous, vous allez découvrir leur quotidien; leurs douleurs fantômes.

Lorsque qu’une personne est amputée, étrangement, elle sent toujours son membre qui n’existe plus. On dit même que si on touche le visage d’une personne n’ayant plus de main, elle aura l’impression qu’on lui touche les bouts des doigts. Et contrairement à ce que certains peuvent croire, ce n’est pas imaginaire. Mais comment est-ce possible, me direz-vous ? C’est exactement ce que se sont demandés les élèves de deuxième secondaire (CLI) de l’école l’Horizon. Le 31 mars dernier, ils se sont rendus à l’IRDPQ (l’Institut de Réadaptation en Déficience Physique de Québec). Ils y ont fait la rencontre de Luc Dupont, journaliste scientifique et Catherine Mercier, professeure en réadaptation à l’Université Laval et ergothérapeute à l’IRDPQ. Madame Mercier nous explique que des milliers de nerfs nous parcourent le corps.

Quand une amputation survient, les conduits nerveux sont coupés au niveau de l’amputation et les cellules de celui-ci meurent. Mais le reste du nerf, la moelle épinière ainsi que les autres connexions intermédiaires fonctionnent encore, donc les signaux se rendent toujours. C’est pourquoi les personnes continuent de ressentir un membre qui n’est plus présent, car la partie du cerveau qui s’occupe des sensations est toujours vivante et fonctionnelle. Dans certains cas, la douleur est si intense et présente, que les gens passent même leurs membres fantômes sous l’eau, afin d’atténuer les sensations de brûlures.

Différents traitements sont utilisés pour apaiser la douleur. Parfois on injecte des doses de morphines, mais encore une fois, ce n’est pas toujours efficace. Car comme pour le sida ou le cancer, il n’y aucun remède miracle.

- Texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonRoxanneDesjardinsGrenon.pdf

Portrait de Noémie Roberge

Une douleur atroce mais imperceptible …

Dans sa vie chaque humain va ressentir des douleurs soient mineures ou majeures. Par contre 90% des amputés qui ont perdu un ou plusieurs membres vivront des douleurs supplémentaires. C’est-à-dire qu’ils auront des douleurs fantômes. Ce phénomène très spécial est fréquent chez les amputés.

Après ma visite à l’institution de réadaptation pour déficiences physiques, j’ai pu entendre un témoignage d’un homme très brave. Il a pu livrer son histoire émouvante. J’ai fait la connaissance de Denis Réel. Celui-ci était mécanicien et il travaillait dans une usine. En juillet 2002, il s’est fait amputé à cause d’un accident de travail. Sa main est restée prise dans un séchoir ayant la température d’au moins 220°, pendant douze épouvantables minutes. Sa main était complètement « morte ». À son réveil à l’hôpital, il ne savait pas qu’il savait fait amputé. Il sentait « dur comme fer » qu’il avait encore son avant-bras. Déçu, il s’aperçu, quelques temps après, qu’il n’avait plus son avant-bras. Quelques jours après son opération, il a tout de suite sentit des douleurs atroces à son membre coupé. Pendant qu’il racontait son histoire, il avait encore des sentiments très touchants. Nous ne pouvions pas imaginé à quel point il a pu souffrir.

La science n’est pas à son comble car plusieurs expériences sont encore en cours. Qui sait ? Peut-être que les scientifiques trouveront une solution pour que les membres amputés repoussent, tout comme les axolotls (de petits lézards mexicains qui ont la chance d’avoir des gènes qui font repousser des membres coupés).

- Texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonNoemieRoberge.pdf

Portrait de Mélissa Arguin

Comprendre les amputés ! Que ressentent-ils ?

Après la conférence de Catherine Mercier une chercheuse de l’université Laval, spécialisée dans l’étude des douleurs fantômes, nous avons assistés à des témoignages très touchants. Il y avait deux amputés. Le premier, nous à dit qu’il s’est fait amputé le bras après avoir passé 12 minutes dans une machine. Cette machine atteignait 200 degrés Celsius. Il travaillait dans une imprimerie. Il nous a aussi raconté qu’il avait ressenti son membre fantôme dès qu’il s’est éveillé. Il croyait que les médecins avaient réussies de sauver son bras. Les deuxième amputé, était un chauffeur d’autobus. Par contre, lui, il s’est fait amputé la jambe. Malheureuse-ment, il a du se faire amputé la jambe car il avait un cancer. IL nous a aussi dit qu’il avait ressenti son membre fantôme dès qu’il a repris connaissance.

Je voudrais aussi parler de l’Axolotl. L’Axolotl est un amphibien. C’est un animal qui a une caractéristique que les humains ne possèdent probablement pas. Il est capable de régénérer des organes endommagés ou détruits. Donc, si cet amphibien est amputé, il a la capacité de reconstituer le membre qu’il s’est fait enlever. Il est non seulement capable de reconstituer ses membres, mais il peut aussi recréer certaine part-ies de son cerveau si elles sont détruites. Certains chercheurs croient que les humains possèderaient aussi ce gène mais, comparé à l’Axolotl, les humains ne l’exploiteraient pas.

- Texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonMelissaArguin.pdf

Portrait de Marie-Ève Desrosiers

Une douleur pas si fantôme que ça !

Imaginez être amputé d’un membre et ressentir une douleur à celui-ci sans pouvoir agir. C’est ce que vivent 90 % des amputés. La fréquence des douleurs fantômes augmente si la perte est due à un traumatisme fort ou s'il existait une douleur avant l’amputation. À 75 % des cas les amputés perçoivent des douleurs incontrôlables dés le lendemain de leur amputation. Ces douleurs apparaissent sous forme de brûlure, de fourmillement, de crampe, de décharge électrique et en coup de poignard. Mais quelle est la perception de leur cerveau ? Pourquoi le cerveau envoit-il le message de douleur à ce membre ? C’est ce que nous ont expliqué Luc Dupont et Catherine Mercier lors d’une visite au centre de réadaptation de Québec.

Le phénomène des douleurs fantômes vient du cerveau par un nerf sensitif qui contrôle les échanges entre le cerveau et les membres. Chaque membre ce voit réserver un endroit spécifique dans le cerveau. Lorsque nous amputons un membre, le cerveau conserve un nerf sensitif pour ce membre. Le cerveau fait encore des intérraction avec le membre absent et perçoit toujours de la douleur pour ce membre.

Plusieurs centres de réadaptation offre de l’aide pour réapprendre à effectuer des actions avec des prothèses. Plusieurs personnes sur place aident les amputés à reprendre une vie normale en compatissant avec leur situation.

- Texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonMarieEveDesrosiers.pdf

Portrait de Frédérique Robichaud

Cette douleur atroce, mais d’où vient-elle ?

Qu’est-ce que la douleur ? La douleur est un pressentiment invisible qu’ont les gens. Cette douleur est manifestée par le corps d’un certain phénomène. Il existe quarte grandes sortes de douleur. La douleur physique, la douleur psychologique, la douleur chronique et la douleur morale.

Les amputés ressentent des douleurs appelées « douleurs fantômes ». Avec le membre fantôme, les amputés ont encore la sensation que le membre est encore présent mais il est absent. Des sensations très fortes permettent de sentir le membre comme s’il était encore intact.

« En touchant une partie du corps, souvent le visage, les personnes amputées ont l'impression de toucher les membres partis. Par contre, ce n’est pas toutes les personnes qui ont cette sensation et ce n’est pas toujours le même endroit du corps », nous a expliqué l’ergothérapeute Catherine Mercier, professeure à la faculté de médecine de l’Université Laval et chercheuse au CIRRIS de Québec.

Catherine Mercier pense que cette douleur est liée au phénomène de la plasticité cérébrale. Une réorganisation neuronale qui se produit au cours des mois suivants l’amputation qui fait en sortent que d’autres parties du corps viennent vers la zone du cortex sensori-moteur qui était relié au membre perdu. Différemment dit, nous pensons que le cerveau reprenait l’espace cortical laissé vacant pour améliorer d’autres fonctions, En fait, cette réorganisation était favorable et bien normale pour l’amputé. Cette réorganisation est peut-être bien aussi la cause de la douleur.

- Texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonFrederiqueRobichaud.pdf

Portrait de Laurie Bernier

Un fantôme à la place du bras

Après avoir subi une amputation, l’amputé se rend dans un centre de réhabilitation. Ce centre permet aux amputés de réapprendre à vivre avec leur handicap. Plusieurs services sont offerts dans ce genre de centre pour aider les amputés. Entre autre, il y a la physiothérapie où le but est de maximiser les fonctions physiques et la motricité des amputés. Aussi, il y a l’ergothérapie pour aider les amputés à développer leur indépendance et leur autonomie dans leur environnement quotidien suite à leur amputation.

Lors de notre visite au centre de réhabilitation de Québec, nous avons eu la chance de rencontrer deux amputés qui nous ont fait part de leurs expériences personnelles. La première personne qui nous a parlé s’était fait amputé la main suite à un accident de travail. En fait, elle a été prise dans un rouleau et ensuite brûlée durant 12 interminables minutes. Cette personne éprouve des douleurs fantômes. En fait, elle éprouve des douleurs chroniques et a de fortes douleurs au niveau des nerfs du bras. La deuxième personne qui nous a fait un témoignage a perdu sa jambe suite à un cancer. Les médecins ont découvert qu’il avait une boule de nerfs qui montait dans sa colonne vertébrale ce qui a provoqué l’étouffement de son nerf sciatique. Donc, les médecins ont dû lui couper la jambe droite entière. Il éprouve lui aussi des douleurs fantômes.

La cause de cette sensation est due à un changement qui se produit au niveau du cerveau. Chaque membre de notre corps a une place spécifique dans l’avant de notre cerveau. Lorsqu’on perd un membre, la partie du cerveau qui le représente se modifie. En fait, les autres sections du cerveau qui représentent les différents membres de notre corps prennent la place de la partie amputée dans celui-ci, mais pas entièrement. Plus le cerveau se modifie suite à la perte du membre, donc plus la place du membre amputé dans notre cerveau est remplacée par les autres membres et plus la douleur fantôme est douloureuse et présente.

- Le texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonLaurieBernier.pdf

Portrait de Joliane Lessard

Un invisible qui fait souffrir !

L’explication de ce phénomène est assez complexe. Dans la région avant de notre cerveau, toutes les parties de notre corps occupent une place spécifique qui leur permet de bouger lorsqu’on active nos neurones. Plus le cerveau vit des changements suite à l’amputation, plus les douleurs fantômes sont présentes. L’espace occupé, dans le cerveau, par le membre amputé diminuera et cèdera sa place aux autres membres du corps. Pour conclure, ce sont les modifications du cerveau qui produisent les douleurs fantômes.

Lors de notre visite à l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec, nous, les élèves de l’École Secondaire de l’Horizon, avons rencontré un amputé qui nous a témoigné de son accident. Cet homme était très émotif. Celui-ci travaillait dans le domaine de la mécanique lorsque son accident est survenu. Il a perdu une partie de son bras droit qui malheureusement est resté prit dans une machine. C’est une fois arrivé à l’hôpital qu’il se rendit compte que les médecins n’avaient pas réussi à sauver son bras. À son réveil, il a commencé à ressentir des douleurs fantômes. Malgré cela, cet homme est encore mécanicien et il sert de cobaye [en participant à des protocoles de recherches] pour des élèves de l’université.

- Le texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonJolianeLessard.pdf

Portrait de Laurie Bélanger

Un deuil difficile

Le 31 mars dernier, certains élèves de l’école secondaire de l’Horizon, à St-Jean Chrysostome, ont eu la chance d’aller visiter l'Institut de Réadaptation en Déficience Physique de Québec (l’IRDPQ). Ils ont également eu droit à une conférence sur le métier de journaliste scientifique de la part du très réputé M. Luc Dupont qui leurs a expliqué le phénomène des douleurs fantômes. Par la suite, l’ergothérapeute et chercheuse pour l’université Laval, madame Catherine Mercier leur a présenté les études qu’elle a effectuée allant du baccalauréat en ergothérapie vers le Post-doctorat en neurosciences en passant par la maîtrise et le doctorat en sciences biomédicales. Elle leurs a également fait essayer des boites miroirs où, après l’opération, les amputés peuvent imaginer leurs membres fantômes par la réflexion de celui toujours existant.

Les étudiants de l’école secondaire ont également eu l’incroyable plaisir de rencontrer deux amputés. Le premier, monsieur Yvan Réel à qui il manque le bras droit, nous a parlé de son accident de travail sur un séchoir à carton lui ayant brûlé et broyé la main jusqu’à l’os du poignet. Heureusement pour lui, la machine n’a pas réussi à pulvériser le reste de son bras.

Quant à l’autre amputé, René Paquin, il nous a parlé de l’adaptation difficile à la suite de la perte de sa jambe droite. Après l’amputation de sa jambe, d’une petite partie de sa colonne vertébrale et d’une partie de sa hanche, l’homme ne pouvant avoir une prothèse se doit de marcher avec l’aide de béquilles ou d’un fauteuil roulant.

Les deux hommes ressentent régulièrement des douleurs fantômes à leurs membres manquants tel une sensation de brûlure intense, de chocs électriques, de crampe ou même l’impression qu’une lame leur transperce la partie du corps maintenant disparue.

- Le texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonLaurieBelanger.pdf

Portrait de Francis Perreault

Une présence douloureuse!

Le 31 mars dernier, les élèves de deuxième secondaire du programme de concentration langues internationales de l’école secondaire de l’Horizon ont pu participer à une après-midi captivante à l’IRDPQ (l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec). Cette activité, organisée par Mme. Anne Savard, professeur de français, et Mme. Chantal Maheux, professeur de science et technologie, avait comme but de nous initier au phénomène des membres fantômes.

Contrairement à une salamandre mexicaine, l’axolotl, notre cerveau n’a pas les gènes qui lui permettent de faire repousser ses membres manquants. Donc, lors d’une amputation, le cerveau n’arrive pas à s’habituer à l’handicap. Il a alors l’impression que le membre amputé est toujours là. L’amputé ressent alors une douleur invisible, le plus souvent aux mains et aux jambes, loin du moignon.

D’après des témoignages d’amputés, la douleur dite « fantôme » est apparue directement après l’opération.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le cerveau ne réussit pas toujours à s’adapter à son nouvel environnement, c’est-à-dire l’absence soudaine d’un membre. Cela serait à l’origine des douleurs « fantômes ».

- Le texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonFrancisPerreault.pdf

Portrait de Desneiges Landry

Énigmatiques douleurs

Lors de notre sortie à l’Institut de Réadaptation en Déficience Physique de Québec (IRDPQ), nous, les élèves de 2e secondaire du profil langues internationales de l’école secondaire l’Horizon, avons beaucoup appris au sujet des douleurs fantômes. Nous avons eu droit à une formidable expérience, celle d’assister à la conférence du célèbre Luc Dupont, journaliste scientifique, et de Catherine Mercier, chercheuse et ergothérapeute de renommée. Suite à leur conférence, nous avons pu entendre les témoignages de deux amputés.

Les douleurs fantômes sont provoquées à la suite de l’amputation d’un membre. Ce membre absent devient ainsi le membre fantôme. Ce membre fantôme provoque la très forte sensation qu’il est encore présent. Si, par exemple, une personne a une main amputée, la sensation va lui donner l’impression que sa main rentre et ressort dans le bras. C’est le phénomène du télescopage. Il arrive parfois que les amputés aient des sensations « référées », c’est-à-dire que, toujours selon le cas d’une main amputée, si la personne se fait toucher le visage, elle va avoir l’impression que l’on touche ses doigts.

Il existe beaucoup de traitements qui ont pour but d’apaiser les douleurs fantômes cependant, peu sont efficaces. Les victimes reçoivent beaucoup de soins, prennent beaucoup de médications et, malheureusement, certains ne peuvent plus s’en passer par la suite.

- Le texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonDesneigesLandry.pdf

Portrait de Benjamin Roy-Pouliot

Absent à l'œil mais toujours présent

Lorsqu'une personne se fait amputer, c'est un stade difficile à passer. Il faut penser aux anciennes habitudes qu'il faut changer, aux réflexes à adapter, aux activités, maintenant devenues impossible à pratiquer, qu'il faut oublier et encore plein d'autres problèmes psychologique. Par contre, la plupart des personnes ne sont pas au courant d'un problème survenant après les amputations: les douleurs fantômes. Celles-ci s'attaquent aux amputés et leurs font ressentir leurs membres absent.

Les douleurs fantômes peuvent être de simples sensations ou encore d'atroces souffrances. Mais vous, seriez-vous capable de vivre votre vie tout en acceptant les douleurs fantômes? Sinon essayer d'imaginer ce que ceux qui ont réussit ont dut éprouver! Ces sensations varient entre inoffensives et douloureuses. Dans le cas des douleurs fantômes, la sensation est plutôt une douleur chronique. On peut appeler une douleur «chronique» lorsqu'elle dure plus de deux mois. Ces douleurs font ressentir les membres des amputés ex: sentir ses orteils bouger alors que la personne à une prothèse au tibia.

Elles peuvent être tellement dérangeantes pour un amputé, qu'elles peuvent être la cause de nombreux problèmes psychologiques. En effet, certains amputés ont pensé au seul moyen de soulager leurs douleurs: le suicide.

- Le texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonBenjaminRoyPouliot.pdf

Portrait de Audrey Lagrange

Une douleur invisible, mais perçante…

C’est une sensation assez perturbante que 90% des amputés perçoit. Ceux-ci pensent que le membre en question est encore intact. C’est une douleur non traitable par médication. Selon des témoignages de certains amputés, cette douleur donne l’effet d’avoir beaucoup de nerfs présents dans le membre inexistant. D’après ces mêmes sources, la douleur se fait ressentir lorsque les amputés ne sont pas en action. Également, quand ces derniers sont fatigués, ils trouvent la douleur très perçante.

La douleur fantôme est quelque chose « qui se passe dans la tête », mais ce n’est pas imaginaire

Suite à une amputation, il se forme un changement au niveau du cerveau…Certaines régions réceptrices du corps transmettent un message au cerveau. C’est la capacité de sentir leur membre manquant, par la stimulation des neurones.

Pour l’instant, on ne peut rien faire pour combattre les douleurs fantômes… Par contre, la médecine évolue de plus en plus et peut-être qu’un jour nos membres auront la possibilité de repousser comme ceux du célèbre animal l’Axolotl. En ce moment, ces gènes de repoussement sont en dormance chez l’être humain.

- Le texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonAudreyLagrange.pdf

Portrait de Coralie Beaulieu

Des douleurs hors de l’ordinaire !

La douleur est un phénomène que tout le monde a déjà expérimenté. La douleur est une sorte de signal que nous envoie notre cerveau. Il existe plusieurs sortes de douleurs : perforante, serrement, éprouvante, pénible ou même torturante. La douleur c’est physique et psychologique.

Tous les amputés peuvent ressentir leur membre fantôme c’est-à-dire, leur membre amputé qu’ils ressentent encore. Une douleur fantôme est ressentie lorsque le membre fantôme nous fait mal.

Pour aider les gens amputés qui ressentent leur membre fantôme, les spécialistes ont conçus des stimulateurs pour les membres fantômes. Ils donnent l’impression de voir le membre avec une réflexion du membre présent. Il existe aussi des machines qui peuvent stimuler les neurones du membre manquants pour permettre à l’amputé de bouger son membre fantôme !

Nous avons rencontré 2 amputés qui ont accepté de nous partager leur manière de vivre avec leur membre fantôme. L’un d’eux a été victime d’un accident de travail dans une papetière. Sa main est restée prise dans un rouleau pendant 12 minutes à 220°C. Le lendemain de son accident, il a tout de suite ressenti son membre fantôme. À cause de son accident, il a ressenti des douleurs chroniques de brûlure (une douleur chronique est une douleur qui dure plus que 3 mois et qui est insoutenable). L’autre amputé a été victime d’un cancer qui a provoqué l’étouffement de son nerf sciatique (un nerf qui est situé sur toute la longueur de votre jambe). Suite à son opération, il ne sentait plus sa jambe mais il sentait des douleurs. Après plusieurs mois de médication, il a presque exorcisé son mal.

Il existe des petits organismes qui sont capable de faire repousser leur membre après une amputation. C’est le cas de l’axolotl (une petite salamandre). Les axolotls ont un gène qui favorise la repousse d’un membre. Les humains ont-ils ce gène miraculeux ?

- Le texte intégral : http://fichiers.sciencepresse.qc.ca/EcoleHorizonCoralieBeaulieu.pdf