À l'écran, le déversement toxique s'approche petit à petit le lac et vous seul pouvez l'en empêcher. Est-ce un nouveau jeu vidéo? Non, c'est un manuel scolaire.

Abonnez-vous à notre infolettre!

Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!

Ou du moins, un cours de science mais si ses promoteurs remportent leur cause, ce cours de science préfigure le manuel scolaire de l'avenir. Certains profs y ont déjà sauté à pieds joints: "la dernière fois que j'ai utilisé un livre scolaire, c'était il y a 5 ans", raconte sans hésiter Paul Bierman, professeur de géologie à l'Université de Burlington, Vermont. Il organisait récemment un séminaire, à Washington, sur l'avenir du livre scolaire imprimé.

Ainsi, au lieu du livre, Paul Bierman utilise dans ses classes des simulations informatiques, des démonstrations faites maison et autres documents interactifs.

Ceux qui font comme lui avancent tous de bonnes raisons, rapporte la revue Nature dans son édition du 8 juin: les livres prennent du temps à être imprimés, et sont parfois dépassés avant même qu'ils n'atteignent les étudiants.

Qui plus est, plusieurs professeurs doutent que la lecture passive soit le moyen le plus efficace pour faire apprendre: ils citent une étude de l'Académie nationale des sciences intitulée How People Learn qui, en 2000, mettait l'accent sur l'apprentissage par enquête –ce qui signifie que les étudiants apprennent en allant là où leur curiosité les conduit. Inutile de dire qu'Internet, avec la magie des hyperliens, est taillé sur mesure pour ce type de processus.

Un processus où le professeur n'est plus qu'un guide, un "facilitateur" en langage administratif.

Microsoft et Google flairent déjà la bonne affaire: leurs représentants étaient à ce séminaire de Washington, rapporte Nature.

Je donne