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La nouvelle est dautant plus décourageante que lOuganda était cité en exemple depuis des années comme étant le premier pays africain à avoir rapporté une baisse du taux de nouvelles infections et cette amorce de succès était attribuée au fait que lOuganda était, dans les années 1990, le premier africain à avoir attaqué de front la maladie: reconnaître son existence, vaincre les tabous de la population, promouvoir lusage du condom et des pratiques sexuelles sécuritaires.
Sauf quau cours des cinq dernières années, la tendance sest inversée, selon la biostatisticienne Leigh Anne Shafer, du Conseil médical de recherche des États-Unis, venue présenter ses chiffres lors du 16e Congrès mondial sur le sida, à Toronto la semaine dernière.
"Le déclin dans la prévalence du VIH sest arrêté et il y a des indications voulant quelle soit en hausse." Ses données proviennent de femmes enceintes testées dans 24 cliniques et de gens testés dans 25 villages ruraux. Dans les villages, en 2005, 6,7% des hommes étaient infectés, contre 5,6% en 2000. Et 8,9% des femmes étaient infectées, contre 6,7% des hommes.
LOuganda a également été cité en modèle aux États-Unis par les promoteurs de la stratégie dite "ABC" (abstinence, fidélité (be faithful), condom). Mais lefficacité de cette stratégie en Ouganda a été mise en cause par dautres chercheurs, notamment lusage du condom qui, a déclaré Shafer en conférence de presse, "na pas beaucoup changé".




