D’abord, il y a quelques jours un astéroïde (2004 BL86) a frôlé la Terre. Il est passé à 3 fois la distance de la Terre à la Lune. À l’échelle astronomique, c’est du voisinage rapproché. Une petite lune virevolte autour de cet astéroïde. Mais ce n’est pas tout.

De la visite pour Cérès

Un autre astéroïde s’apprête à recevoir la visite de la sonde spatiale (Dawn). Il s’agit de Cérès, le plus gros astéroïde de la ceinture principale qui s’épanche entre la planète Mars et la planète Jupiter. Cérès a réussi à ramasser suffisamment de petits morceaux de roche pour former une sphère. Avec ses presque 1000 kilomètres de diamètre Cérès est le plus gros objet de son groupe.

Le couronnement d’une reine

Au beau milieu de l’été, la reine des planètes naines recevra la visite d’un engin spatial. Au terme d’une randonnée de près de 10 ans, la sonde américaine New Horizon traversera la ceinture d’astéroïdes au large de Neptune en saluant au passage Pluton et ses lunes. Le véhicule affrontera alors des températures de moins -250 degrés.

La danse de Rosetta

À l’opposé, tout près du Soleil, au même moment, la sonde européenne Rosetta s’étourdit autour de la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko. En orbite cométaire depuis le mois d’août 2014, la sonde accompagne la comète sur sa trajectoire autour du Soleil et transmet photos et renseignements scientifiques sur la nature d’un objet vestige de la formation de notre système solaire. En novembre dernier Rosetta a réussi à poser sur la comète un caisson, véritable laboratoire d’étude et d’analyse. En dormance, Philaë devrait se réveiller sous peu.

Les grands

Durant ce temps les Terriens ne demeurent pas inactifs. Lors d’un lancement spatial, ils multiplient les efforts pour recouvrer les étages de fusées lorsqu’ils ont épuisé leur carburant et qu’ils reviennent vers le sol. On veut éviter qu’ils tombent ici et là sur la « tête de quelqu’un » et puis c’est brillant de veiller à les récupérer et à pouvoir les réutiliser.

Les Européens ne sont pas en reste. Ils viennent de procéder au lancement d’un nouveau type de véhicule spatial : une mini-navette. À plus long terme, cet engin permettra le retour sur terre de spationautes.

Les petits

D’autres, plus jeunes, plus petits s’activent également. Leur objectif : éviter que le ciel nous tombe sur la tête. Ils étudient les scénarios d’évitement pour contrer les menaces d’astéroïdes ou de comètes malveillants. Ils se demandent comment éviter que des satellites artificiels défectueux s’abattent sur des régions populeuses. Et bien sûr, conscients de la nécessité d’agir de manière responsable, ils envisagent eux aussi de réemployer les étages de fusées.

C’est plus de 400 jeunes de 10 écoles montréalaises qui se livrent à ces travaux. Les rencontres studieuses s’échelonnent de janvier à juin. Six périodes, cinq en classe, une au Planétarium permettent aux participants de se familiariser au vocabulaire et aux concepts de la science en conformité avec le programme d’enseignement du ministère de l’Éducation. Au terme de chaque période d’activité, les participants de chacune des classes publient un résumé sur le site de l’Agence science presse. La participation des enseignants et enseignantes est un élément indispensable et précieux à la réussite de l’entreprise.

Lisez les comptes rendus des élèves sur le site de l’Agence Science Presse!