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Cest ce que révèlent des études menées sur des mammifères, et en particulier des brebis, à travers les rejetons desquelles on a pu constater que ces virus simplantent deux-mêmes dans lutérus, où ils contribuent à la croissance des embryons et du placenta. Mieux encore, ils aideraient à protéger le bébé contre de futurs virus, plus dangereux ceux-là.
Ces " bons " virus sont dune classe particulière : rétrovirus endogènes. Les biologistes hésitent sur leur réelle utilité depuis quon a découvert leur présence chez de multiples espèces animales pourtant séparées par des millions dannées dévolution. Puisquils semblent endormis, puisquils ne font que se transmettre " mécaniquement " dune génération à lautre, ont-ils encore une utilité? Ne sagit-il pas tout simplement de résidus dinfections survenues il y a des dizaines de millions dannées?
Cette dernière hypothèse semblait la plus solide. Mais plus maintenant. Rétrovirus endogènes et mammifères ont évolué conjointement, à leur avantage mutuel, écrivent des chercheurs américains et européens dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. Les brebis qui étaient dépourvues de ces rétrovirus ont subi des fausses couches, faute davoir vu leur placenta se développer correctement.
Ce qui pose une autre question : si ces rétrovirus sont " entrés " chez nos lointains ancêtres à loccasion dune infection, et sils y sont restés parce que leur contribution sest révélée bénéfique, le processus ne serait-il pas toujours en cours? En effet, dun strict point de vue évolutif, rien nempêche de croire quil puisse y avoir aujourdhui dautres infections capables de jouer le même rôle. Le SRAS, le VIH, la grippe aviaire : qui sait si, dans 50 millions dannées, une partie de leurs gènes ne feront pas partie intégrante du code génétique de nos lointains descendants?




