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À l'heure de la Conférence de Montréal sur le réchauffement planétaire, il est impossible de ne pas parler des simulations climatologiques, essentielles à notre compréhension de ces phénomènes complexes. Dès l'invention de l'ordinateur, au début des années 1940, les scientifiques y ont vu un outil puissant permettant de traiter des problèmes inaccessibles autrement. Les physiciens ont été parmi les premiers à développer des algorithmes permettant de faire des simulations. Ils ne furent pas les seuls, toutefois. Rapidement, les biologistes réalisèrent qu'ils pouvaient enfin commencer à étudier les interactions complexes des membres d'un écosystème.
Dès les années 1960, les ordinateurs atteignirent une puissance suffisante pour susciter l'intérêt des météorologues et des climatologues. C'est d'ailleurs en étudiant un modèle météorologique très simplifié qu'Edward Lorenz découvrit le chaos.
Aujourd'hui, les ordinateurs occupent une place centrale en science. Les physiciens qui n'utilisaient qu'un peu de papier et un crayon sont une espèce en voie de disparition : aujourd'hui, les théoriciens vérifient leurs théories à l'aide de simulations complexes roulant sur des superordinateurs. Grâce à ceux-ci, il est possible de résoudre des dizaines de milliards d'équations par seconde, ce qui permet de calculer les propriétés quantiques du silicium ou l'évolution du climat terrestre sur les 50 prochaines années.
Les nouveaux ordinateurs nous permettent d'utiliser des modèles toujours plus complexes, qui incorporent avec une précision accrue les détails du problème. Ils ne sont pas à l'abri d'erreurs, toutefois. La qualité d'un résultat obtenu à la suite de calculs d'une telle complexité n'est pas toujours facile à évaluer. De même, on s'aperçoit vite que des programmes différents donneront des résultats différents pour un même problème, à cause des multiples façons dont on peut coder un problème. Ces variations font qu'il est impossible de travailler avec les prédictions climatologiques d'un seul programme. Malheureusement, tous les modèles climatologiques convergent : il y a bel et bien un réchauffement climatique. Et grâce aux superordinateurs, les scientifiques ont pu sonner l'alerte. Il ne reste plus qu'à espérer que les politiciens auront le courage de reconnaître la vraisemblance de ces prédictions et d'agir en conséquence.




