– Le saumon OGM approuvé la semaine dernière pour la vente aux États-Unis a beau être l’aboutissement de 30 ans d’études et de tests, il n’est pas certain qu’on le retrouvera tout de suite sur les étalages.

L’Agence américaine des aliments (FDA) venait à peine d’annoncer la nouvelle qu’un organisme à but non lucratif, le Center for Food Safety, répliquait qu’il s’y opposerait devant les tribunaux. Sachant qu’une pétition contre ce saumon a amassé deux millions de signatures pendant les audiences publiques de la FDA, d’autres obstacles légaux pourraient se dresser.

Au plan scientifique toutefois, 30 années d’études — la compagnie AquaBounty, du Massachusetts, a annoncé cette percée dans les années 1980 et a déposé sa demande à la FDA en 1995 — ont permis d’éliminer tout risque sur la santé. La FDA avait en fait conclu en ce sens dès 2010.

Il s’agit d’un poisson de l’Atlantique qui est porteur du gène d’une hormone de croissance de son cousin du Pacifique, et d’un autre gène pour le rendre plus résistant au froid. Le tout accélère donc sa croissance et facilite sa survie en élevage (sans avoir à utiliser d’antibiotiques, un argument souvent utilisé pour défendre l’utilité de ce saumon), mais il n’est pas clair du tout si cela le rendrait plus fort ou plus vulnérable, s’il venait à s’échapper dans la nature.