Il y a deux ans, une compagnie annonçait en grandes pompes être sur le point de produire, par manipulations génétiques, des chats anti-allergiques. Aujourd'hui, elle se ravise: désolé, mais ça coûterait trop cher.

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Faux espoir, donc, pour les amateurs de chats, qui aimeraient bien en adopter un mais souffrent d'allergies chaque fois qu'un félin entre dans leur champ de vision...

Le truc que voulait utiliser la compagnie californienne Allerca était pourtant tout ce qu'il y a de sérieux: faire naître des chats génétiquement modifiés de telle façon qu'ils ne produisent plus l'allergène le plus connu, la protéine FEL D1. Il "suffirait" ensuite de les faire se reproduire entre eux pour créer une "souche" de chats non-allergènes.

Sauf que deux ans plus tard, la compagnie a abandonné le volet manipulations génétiques pour ne se concentrer que sur le banal élevage sélectif: autrement dit, de la même façon que les fermiers le font depuis des milliers d'années, on choisira les individus à accoupler en fonction des caractéristiques qu'on souhaite transmettre aux descendants –en l'occurrence, l'absence de cette protéine.

Est-ce vraisemblable? Oui, dans la mesure où les experts savent depuis longtemps qu'il existe bel et bien des chats qui, dans la nature, sont moins allergènes que d'autres: ils produisent 1000 fois moins de la protéine FEL D1 que les chats "normaux". Reste juste à les trouver.

Pour les promoteurs de produits génétiquement modifiés par contre, c'est un dur rappel: la technologie est très loin d'être au point, et encore plus loin d'être rentable. Rien que les chats non-allergènes produits "naturellement" coûteront, lorsqu'ils seront en vente dans deux ans, de 4000$ à 7000$. Imaginez le prix s'il s'était agi de chats génétiquement modifiés...

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