Entre juillet 1999 et juin 2006, il y a eu, aux États-Unis seulement, huit fusillades dans une école au cours desquelles au moins une personne a été tuée. Chacune a donné lieu à de multiples études sociologiques et psychologiques. Or, de ces multiples études, des tendances se dégagent, selon Traci Wike et Mark Fraser, de l’Université de Caroline du Nord. Des points communs, des caractéristiques, qui pourraient avoir contribué à « façonner » l’esprit des tueurs.
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« Les fusillades sont plus susceptibles d’apparaître dans des écoles caractérisées par un haut degré d’hiérarchisation sociale et un faible degré de liens et d’attachements entre professeurs et étudiants. » Seule une « élite » obtient récompenses ou reconnaissance, ce qui crée une dynamique sociale où un grand nombre d'étudiants se sentent rapidement rejetés, marginalisés, ou incapables de « performer ».
Seule une infime minorité, bien sûr, choisira la violence extrême, et pour cette minorité, comme l’ont dit d’autres, ce qui se brassait dans leur tête fut un facteur bien plus important que tout le reste. Mais cette infime minorité avait davantage de chances de naître dans certains environnements, écrivent ces deux chercheurs dans leur étude, à paraître dans une revue appelée, de façon on ne peut plus appropriée, Aggression and Violent Behaviour.





