La formation continue peut représenter un défi pour certaines entreprises ne disposant ni des locaux ni des outils nécessaires pour assurer ce service.

Cette réalité est encore plus marquée dans les secteurs industriels où l’évolution technologique fait en sorte que les travailleurs ont besoin de s’adapter aux nouvelles façons de faire. C’est entre autres pour ces raisons que l’Unité mobile de formation a été mise sur pied.

L’Unité mobile de formation est une réalisation du CEFRIO, le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations, en partenariat avec la Fédération des commissions scolaires du Québec et Formation Québec en Réseau.

Dans sa phase pilote, la remorque de 53 pieds, dotée d’une dizaine de postes informatiques, d’un tableau blanc interactif (TBI), d’un projecteur, d’une caméra haute définition et d’un espace de formation pratique, a sillonné le territoire de six commissions scolaires, dont celle de Laval, du 22 au 29 septembre 2014.

«L’Unité est complètement équipée pour favoriser l’apprentissage en plus d’être totalement autonome, car elle peut fonctionner à l’aide d’une génératrice. Deux formations sont offertes pour le moment, soit métrologie et symbolisation en soudage. Une cinquantaine de cours ont été donnés et une soixantaine de projets ont été réalisés dans l’Unité mobile jusqu’à présent», explique Frédéric Viossat, conseiller chez Korpus pour la formation en entreprise à la Commission scolaire de Laval (CSDL).

Combler des lacunes importantes

Non seulement l’Unité mobile de formation peut assurer une formation continue pour la main-d’œuvre en entreprise en actualisant ses compétences, mais elle peut aussi servir pour dispenser des cours de mise à niveau. «Des PME nous ont fait part de lacunes observées chez leurs employés en français et en mathématiques, notamment en ce qui concerne des connaissances de base, par exemple l’utilisation de la règle de trois», rapporte Frédéric Viossat.

Sans oublier que l’Unité mobile élimine les déplacements des travailleurs vers un centre de formation, un avantage dans les régions éloignées. «Après une formation initiale, je vois bien comment il serait possible de se servir de l’Unité mobile en tant que partenaire de perfectionnement qui viendrait soutenir les entreprises dans leur milieu», ajoute Nathalie Roy, directrice adjointe du Centre de formation Le Chantier, où la remorque était de passage.

Par Marie-Eve Cloutier – Agence Science-Presse