Je sais que cela fait pratiquement un an que je n’ai pas écrit. Entre le boulot, les rénovations du sous-sol et les multiples réparations de ma sécheuse (c’est devenu une mauvaise blague), j’ai réussi aujourd’hui à me remettre au clavier.

Bien que cela me démange d’écrire sur le Pacte de transition, pour mon retour ce sera encore une fois la question de la découverte de trace d’intelligence extraterrestre dont je traiterai.

En effet, cette semaine les médias se sont fait la manchette que l’objet ʻOumuamua soit en fait une sonde interstellaire envoyée par une civilisation extraterrestre pour nous étudier. Cette nouvelle faisant suite à une publication par les astrophysiciens Shmuel Bialy et Abraham Loeb de Harvard Smithsonian Center for Astrophysics dans Astrophysical Journal Letters au sujet du comportement de particulier de cet objet.

L’observation qui a nourri le plus d’intérêt dans la controverse actuelle est la découverte d’une accélération non gravitationnelle dans le mouvement de cet objet. En soi, cela n’est pas surprenant, car ce phénomène est observé chez les comètes. En effet, ces dernières s’évaporent lorsqu’elles s’approchent du Soleil, les jets de gaz se comportant alors comme des propulseurs de fusée. Or, dans le cas présent, on n’a observé aucun jet de gaz. De plus, de tels jets risqueraient de faire tourner ʻOumuamua à une telle vitesse, qu’il exploserait en miettes. Donc, à première vue, ʻOumuamua n’est pas une comète et présente quand même une accélération non gravitationnelle, ce qui pose un défi théorique.

À partir de cette observation, Bialy et Loeb ont simplement supposé que toute l’accélération provenait de l’effet de la pression de lumière. C’est d’ailleurs l’idée derrière le concept de voile solaire, qui permet de se déplacer dans l’espace sans emporter de carburant.

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