Une expédition de scientifiques britanniques s’apprête à aller examiner un « trou dans la surface terrestre »

Le Dr. Chris MacLeod, de l’université Cardiff , au Pays de Galles, s’apprête à prendre la mer et se rendre au milieu de l’Atlantique pour y examiner une « blessure ouverte » dans la surface de la Terre.

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Selon le Dr. MacLeod, la croûte terrestre semble littéralement être absente dans une zone couvrant plusieurs milliers de kilomètres carrés. Le trou béant se trouve à mi-chemin entre les îles du Cap-Vert et les Caraïbes, le long de la dorsale médio-Atlantique, cette chaîne de montagnes submergée qui constitue un système divergent entre la plaque tectonique nord-américaine et la plaque eurasienne dans l’Atlantique nord, et entre la plaque tectonique sud-américaine et la plaque africaine dans l’Atlantique sud.

L’équipe sera un survol de cette superficie, sondant jusqu’à cinq kilomètres sous la surface, à bord du navire de recherche RRS James Cook.

Le vaisseau, qui vient tout juste d’être baptisé en février dernier, entreprend son voyage inaugural. Dans cet article de BBC News, le Dr. MacLeod mentionne que le trou dans la croûte terrestre n’est pas unique, mais qu’il avait été identifié comme le plus significatif. Il le décrit comme « une blessure ouverte dans la surface de la Terre », là ou le plancher océanique, habituellement profond de six à sept kilomètres, brille par son absence.

« Habituellement », raconte-t-il, « les plaques tectoniques s’écartent et le manteau terrestre se soulève pour venir combler le vide laissé; et comme il s’approche de la surface, il fond, ce qui forme le magma. C’est le processus normal. Ici toutefois, ça n’est pas arrivé, pour quelque raison. La croûte semble ne pas se réparer. »

La recherche, selon le Dr. MacLeod, pourra mener à une « nouvelle manière de comprendre » la tectonique des plaques. Le scientifique testera les théories développées après sa visite au site en 2001 – incluant la possibilité que la croûte manquante ait été causée par une « fracture de détachement ».

Le voyage, coûtant la coquette somme de 1 million de dollars US, sera mené par le géophysicien marin Roger Searle, de l’université de Durham. Le Dr Bramley Murton, du National Oceanography Centre à Southampton, G.-B., est le troisième expert de cette équipe. Le départ est prévu pour le lundi 5 mars, et l’expédition rentrera six semaines plus tard, au mois d’avril. L’équipe a l’intention d’utiliser un sonar pour recréer une image des fonds marins, et de récolter des « carottes » rocheuses à l’aide d’une foreuse robotique développée par le British Geological Survey conjointement avec le Dr MacLeod.

Les progrès de l’expédition peuvent être suivis en ligne.

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