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(Agence Science-Presse) - Si Darwin cherchait aujourd'hui des arguments pour appuyer l'évolution, il n'aurait pas besoin de se rendre jusqu'aux îles Galapagos: la ville lui suffirait.
"C'est le Far-West de l'évolution et de l'écologie", résume Joel Brown, écologiste à l'Université de l'Illinois à Chicago, en entrevue au New Scientist. Il semble que les scientifiques, qui ont longtemps vu les zones urbaines comme des territoires indignes de leur attention (parce que trop artificiels), réalisent tout à coup qu'il s'agit au contraire du territoire idéal pour observer l'évolution en pleine action.
La chaleur permet à des insectes de vivre plus longtemps ou à l'année longue. Les humains sont des pourvoyeurs de nourriture pour de nombreux animaux sauvages. Et les écureuils qui ont évolué de manière à pouvoir traverser des espaces ouverts le plus vite possible, finissent en galette quand ils tentent de traverser un boulevard.
Bref, la ville devient un laboratoire pour les biologistes, comme cette équipe de l'Université de Lake Placid (Floride) qui étudie le prix que sont en train de payer les oiseaux ayant accès à une nourriture facile: ils se reproduisent plus tôt dans la saison, et laissent de plus grosses portées. Sauf que la nourriture riche et abondante dont raffolent leurs parents est néfaste pour les petits, qui ont du mal à la digérer. Résultat, les jeunes meurent en plus grand nombre et tout est à recommencer.
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