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A l'heure où Wilma faisait tomber en 24 heures près de 60cm d'eau sur les régions montagneuses de Cuba, nous apprenions que l'Amazonie connaissait la sécheresse et que la circulation fluviale avait été interrompue au delà de Manaus, à cause du niveau des eaux du fleuve, le plus bas depuis 35ans.
De nombreux climatologues se demandent si les deux phénomènes ne sont pas liés. La sécheresse en Amazonie est causée par la température élevée de la surface des océans. Cette sécheresse n'est pas tout à fait sans précèdent, et est en partie liée aux phénomènes El Nino. Elle est aussi liée au fait que la surface de l'Atlantique tropical nord est anormalement chaude, d'où les basses pressions, les ouragans dans le Golfe du Mexique, et la sécheresse en Amérique du Sud.
Les climatologues s'interrogent depuis longtemps sur l'effet du réchauffement global sur le développement des ouragans. On a déjà suggéré que le nombre d'ouragans et leur violence allaient augmenter a cause du réchauffement climatique. Un article publié dans la revue « Science » par un climatologue de la NOAA, Kevin Tremberth (Science, 308, p.1753-1754, 2005), suggérait que c'était déjà le cas et que la fréquence des ouragans a augmenté au cours des 30 dernières années. Bien sur, on ne doit pas tirer de conclusions à partir d'une année particulièrement néfaste. La variabilité statistique peut expliquer les ouragans phénoménaux de 2005. Mais il est très possible que nous soyons déjà entrés à cause du réchauffement climatique dans une période d'événements extrêmes.
Pour suivre Wilma, la météo, et pour plus d'informations sur le climat, le site de la NOAA est très bien conçu (http://www.noaa.gov/).




