Un groupe d'astrophysiciens américains viennent de produire un rapport sur la consommation d'énergie des astrophysiciens et comment la réduire.

 

Ce rapport analyse la consommation d'énergie typique d'un astrophysicien: déplacement vers le bureau, consommation électrique de son ordinateur, des observatoires astronomiques terrestres ainsi que ses voyages pour le travail.

Abonnez-vous à notre infolettre!

Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!

Au total, les astrophysiciens consomment peu d'énergie par rapport à la population des États-Unis: 0,0012%. Cependant, cela ne veut pas dire que l'on peut ne pas faire mieux. D'après ce rapport, c'est au niveau des voyages en avion que les gains possibles sont les plus importants. En effet, l'astronome moyen voyage souvent autant qu'un homme d'affaire typique. Allez observer ou participer à des conférences, cela veut dire souvent voyager en avion. Dans le cas des observatoires, les solutions techniques sont déjà en place: les observations en mode queue et les observations à distances.

Dans le premier cas, un astrophysicien passe sa commande à un observatoire et c'est un astronome résident qui se charge de faire les observations. Ce procédé a été mis au point pour maximiser le retour scientifique des observatoires et est calqué sur le mode d'opération des télescopes spatiaux. De même, les observations à distance ont été imaginées afin de faciliter la vie aux astronomes. En effet, allez observer à Hawaii, c'est se taper 13 heures d'avion, 8 heures de décalage horaire en plus du problème de manque d'oxygène à 4200 m d'altitude. C'est d'ailleurs pour cette raison que le Keck est généralement téléopéré. Cette technique est aussi de plus en plus utilisée par les européens pour l'opération de leur observatoires au Chili, avec en prime un décalage horaire très favorable.

Reste le problème des conférences scientifiques. Tous s'entendent que les contacts personnels entre scientifiques sont essentiels pour le développement d'idées et de collaborations nouvelles. Si les téléconférences permettent de réduire jusqu'à un certains point les contacts face-face, il n'en demeure pas moins que ces souvent dans le cadre informel en parallèle des conférences que les idées nouvelles naissent. Le comité fait donc deux autres recommandations: organiser les conférences dans des endroits facilement rejoignables par train et développer la technologie de la réalité virtuelle.

Finalement, le comité recommande d'augmenter l'efficacité énergétique des observatoires et des centres de calcul. Et aussi, d'utiliser internet pour les activités de vulgarisation scientifique afin de rejoindre le plus grand nombre de personnes possible pour une quantité d'énergie donnée. De ce coté là, je fais déjà ma part.

 

Je donne