Discutez avec nos experts! - Madeleine Chagnon, entomologiste et chercheure en apiculture
Qualifié d'hécatombe, le déclin des colonies d'abeilles touche plusieurs régions de la planète dont le Québec... Vous avez une semaine pour en discuter avec notre experte, Madeleine Chagnon!
Ce billet s'inscrit dans le cadre d'un événement présenté la semaine dernière au Coeur des Sciences de l'UQÀM: ÉcoCiné - La Reine malade.
La Reine malade est un film documentaire qui suit le combat d'Anicet Desrochers, un apiculteur des Hautes-Laurentides, qui conjugue connaissances ancestrales et techniques génétiques pour sauver ses reines abeilles victimes de l'industrialisation des terroirs. Un documentaire percutant qui nous oblige à réfléchir, au-delà des causes de cette hécatombe, à ses graves répercussions sur la production alimentaire.
Ce film a remporté le Prix ÉcoCaméra 2010 des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM).
La projection a été suivie d'un échange avec Pascal Sanchez, réalisateur Anicet Desrochers, apiculteur et Madeleine Chagnon, biologiste.
C'est cette dernière qui est notre invitée cette semaine. Détentrice d'un doctorat en Sciences de l’environnement, elle est professeure associées à l’UQAM, où elle enseigne en écologie et en environnement agro-alimentaire. Chercheure au Centre de recherche en sciences animales de Deschambault depuis 1999, cette dernière a mené plusieurs projets de recherche en pollinisation et sur la problématique des empoisonnements d’abeilles par les pesticides agricoles. Elle est membre du comité apicole du CRAAQ et du Canadian Pollinator Initiative (CANPOLIN).
- Ici, une entrevue avec Pascal Sanchez: Drame à la ruche.
Vous avec assisté à la conférence et vous voulez en savoir plus? Vous n'avez pas assisté à la conférence et vous avez des questions? Des commentaires? Des interrogations sur notre sujet? Vous êtes au bon endroit: Madeleine Chagnon répondra à vos interventions, jusqu'au 7 décembre.
18 commentaires
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par Madeleine Chagnon
il y a 1 année
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Bonjour |
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par La Reine Malade - Le film
il y a 1 année
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Nous sommes effectivement en train de monter une tournée québécoise du film avec des projections-débats en collaboration avec Équiterre. Les discussions d'après film depuis la première au RIDM nous montrent qu'il y a un réel besoin d'en savoir plus. La tournée débutera le 10 février à Mont-Laurier (le film a été tourné en majorité dans les Hautes-Laurentides) avec une présence en salle au cinéma local. Nos destinations sont en plus de Mont-Laurier; Rimouski, Sherbrooke, Trois Rivières, Matane, Rivière du Loup et aussi Québec. D'autres villes vont se rajouter. Le tout en train de se bâtir. (Il y a aussi Bueno Aires en Argentine.) |
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par Madeleine Chagnon
il y a 1 année
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Anicet |
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par La Reine Malade - Le film
il y a 1 année
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Merci pour ce commentaire très sensible. J'ai effectivement voulu donner à la mère d'Anicet une présence qui traverse le film. Sans insister. Pour lui rendre hommage, et aussi montrer l'importance de cette figure maintenant absente. |
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par Josée Nadia Drouin
il y a 1 année
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Je comprends que votre expertise touche plus particulièrement l'impact des pesticides sur les abeilles. On parle cependant de 'l'industrialisation du terroir' dans le billet ci-haut pour expliquer aussi leur déclin. Auriez-vous quelques exemples concrets? |
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par Madeleine Chagnon
il y a 1 année
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Les experts du monde entier s’entendent pour dire que la perte des abeilles est causée par une combinaison de facteurs. L’industrialisation de l’agriculture en est probablement une. Les grandes superficies de monoculture causent une perte de diversité florale et donc une perte de diversité au niveau protéinique pour les colonies d’abeilles. Une alimentation mal équilibrée est toujours néfaste pour la santé et peu causer des carences et des déficiences qui viennent abaisser les systèmes de défenses des abeilles. Elles devient alors impuissantes devant les autres facteurs ( pesticides, maladies, parasites) susceptibles de les agresser. |
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par La Reine Malade - Le film
il y a 1 année
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Bonjour Madeleine D'abord merci pour votre présence sur ce blogue. Je voudrais savoir si il existe actuellement un recensement plus ou moins sytématique de l'utilisation des nouveaux types de pesticides dans notre agriculture. Est-ce qu'il existe une ressourvce que le grand public pourrait consulter? Quelle est la présence des "anciens" pesticides? Sont-ils largement utilisés encore? |
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par La Reine Malade - Le film
il y a 1 année
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Nous sommes effectivement en train de monter une tournée québécoise du film avec des projections-débats en collaboration avec Équiterre. Les discussions d'après film depuis la première au RIDM nous montrent qu'il y a un réel besoin d'en savoir plus. La tournée débutera le 10 février à Mont-Laurier (le film a été tourné en majorité dans les Hautes-Laurentides) avec une présence en salle au cinéma local. Nos destinations sont en plus de Mont-Laurier; Rimouski, Sherbrooke, Trois Rivières, Matane, Rivière du Loup et aussi Québec. D'autres villes vont se rajouter. Le tout en train de se bâtir. (Il y a aussi Bueno Aires en Argentine.) |
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par Josée Nadia Drouin
il y a 1 année
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J'ai malheureusement manqué le visionnement de votre film plus tôt cette semaine. Avez-vous prévu une tournée? |
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par Madeleine Chagnon
il y a 1 année
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Il faudra demander cela à Pascal Sanchez, le réalisateur du film. Moi je ne sais pas. Je crois qu'il y a un autre visionnement à Montréal plus tard en décembre. Le 14 peut-être ? |
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par Isabelle Burgun
il y a 1 année
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Pour assister à une prochaine projection du documentaire, voilà ce que j'ai sur le site d'équiterre (à surveiller) : |
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par Madeleine Chagnon
il y a 1 année
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Bonjour Les ‘’anciens pesticides’’, comme tu dis sont encore très utilisés. Il est possible de trouver beaucoup d’informations sur les pesticides au Québec sur ce site http://www.mddep.gouv.qc.ca/pesticides/bilan/index.htm mais aussi en consultant des recommandations d'épandage sur agriréseau: http://www.agrireseau.qc.ca Les pesticides que l’on applique par épandage sont plus facile a contrôler car on décide quand, où et combien de pesticides on applique. Le problème avec les néonicotinoides en enrobage de semences c’est qu’ils sont appliqués directement sur la graine qui est semée et le produit toxique pénètre la plante durant la croissance et ce, jusqu’à la floraison. On n’a aucun pouvoir sur son application et leur présence dans l’environnement est souvent inutile. On peu choisir de ne pas appliquer un insecticide traditionnel au moment de la floraison pour protéger les abeilles, mais quand l’insecticide est déjà dans la plante, on ne peut rien faire. Même en petites doses, ces produits peuvent s’avérer nocifs et entrainer des impacts sous létaux sur la santé des abeilles. On note aussi des problèmes lors des semis car une poussière de pesticide issue de l'enrobage peu se retrouver dans l'air et contaminer les belles plantes mellifères dans les bordures. Les abeilles volent souvent plus loin que l'on pense et il est difficile de s'assurer qu'elles n'ont été se mettre dans le trouble en butinant une culture traitée ou des fleurs contaminées, à quelques kilomètres d'un rucher. |
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par Actualités
il y a 1 année
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Bonjour madame Chagnon, et merci pour votre présence ici! Si vous commenciez par nous expliquer plus en détails vos recherches actuelles? |
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par Madeleine Chagnon
il y a 1 année
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Bonjour Je travaille avec les abeilles depuis plus de 25 ans maintenant. J'ai fait ma maîtrise sur la pollinisation de la fraise et par la suite, après mon doctorat, j'ai dirigé plusieurs étudiants gradués sur divers projets de recherche en apiculture avec Domingos de Oliveira de lUQAM et maintenant avec Valérie Fournier de l'Université Laval. Plusieurs projets sur lesquels j’ai travaillé portaient sur les impacts des pesticides agricoles sur la santé des colonies d’abeilles. Il faut comprendre que puisque les ruches sont transportées dans les cultures pour la pollinisation, les abeilles sont exposées aux produits qui servent à la phytoprotection de ces mêmes cultures ou encore des cultures avoisinantes. L'empoisonnement des abeilles par les pesticides agricoles est un problème qui existe, et qui continuera d’exister, tant que les abeilles et l’agriculture, telle qu’elle est pratiquée actuellement, se côtoieront. Présentement, je travaille sur un projet de recherche sur les impacts des néonicotinoides (enrobage de semences) sur les abeilles. C’est un projet que je fais à l’UQAM avec la précieuse collaboration de Monique Boily, écotxicologiste et professeure associées à l’UQAM. Nous tentons de reconnaitre les effets sous létaux des cette nouvelle famille de pesticides par l’identification de biomarqueurs qui pourraient expliquer les impacts de ces produits sur la santé des abeilles (mémoire, orientation, régulation de température..). |
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par Nathalie Guimond
il y a 1 année
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Bonjour madame Chagnon! Mais d'où vient votre intérêt pour les abeilles et l'apiculture? |
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par Madeleine Chagnon
il y a 1 année
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Les hasards de la vie et le destin prennent souvent des formes bizarres. Après mon Baccalauréat en biologie, j’ai fait du bénévolat dans une COOP d’aliments naturels et l’apiculteur qui nous fournissait notre miel avait oublié un objet à la boutique lors de sa livraison. Je l’ai appelé pour lui dire et j’ai appris qu’il travaillait au MAPAQ. Comme je cherchais du travail, je lui ai demandé s’il connaissait des ouvertures pour biologistes. Il m’a dit non, bien sur, mais il m’a mise au courant que Domingos deOliveira, de l’UQAM, cherchait des gens pour un travail d’été sur le terrain, concernant les abeilles. J’ai alors lu tout ce qui me tombait sur la main sur l’apiculture et je me suis présentée à lui, pour avoir le travail finalement. Une fois en contact avec les colonies d’abeilles, ce fut le coup de foudre total et j’ai su que je ne voulais plus jamais quitter le monde de ces petites demoiselles. Je me suis inscrite pour une maîtrise pour le mois de septembre suivant et (pour faire une histoire courte) je suis toujours dans ce domaine. J’odore la présence des abeilles autour de moi, le doux son de leur bourdonnement et l’odeur du miel. J’odore les regarder, une à une, pour voir ce qu’elles font. Malheureusement, j’assiste trop souvent à des scènes d’hécatombe devant les ruches. On se sent impuissant devant de telles circonstances. Je ne suis pas apicultrice (je n’ai pas mes propres ruches), mais je travaille en apiculture, d’une autre façon, par la recherche et par la diffusion d’information qui, je l’espère, pourra aider à procurer un environnement meilleure pour les abeilles, mais aussi pour les apiculteurs, ces merveilleuse personnes qui gagnent leur vie auprès de ces insectes. |
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par Josée Nadia Drouin
il y a 1 année
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Quelle belle histoire ! Un parcours aucunement linéaire mais combien passionnant ! Merci ! |
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Bonjour Madeleine,
Que pensez vous de ce reportage qui a été présenté è Découverte récemment. L'effondrement des abeilles serait causé par la conjonction de Nosema Ceranae et le Virus IIV. La solution un fongicide.....
http://www.radio-canada.ca/emissions/decouverte/2010-2011/Reportage.asp?idDoc=125959&autoPlay=http%3A%2F%2Fwww.radio-canada.ca%2FMedianet%2F2010%2FCBFT%2FDecouverte201011281830_2.asx