Discutez avec nos experts: Marie-Odile Richard, post-doctorante en neurosciences du comportement
Parce que les études de marché ne garantissent pas le succès d'un produit, le marketing se tourne désormais vers les neurosciences...
- Neuromarketing: des citoyens sous influence? est un documentaire de Laurence Serfaty, France, 2009, 52 min, Français.
- À lire aussi: le récent billet de notre blogueuse Ariane Ménard sur le neuromarketing.
Ce billet s'inscrit dans le cadre d'un événement présenté ce soir à 18h au Coeur des Sciences de l'UQÀM: ÉcoCiné - Neuromarketing: des citoyens sous influence?
Objectif avoué: décrypter notre subconscient pour mieux connaître nos désirs, nos émotions, bref, notre comportement de consommateur. Sommes-nous menacés de manipulation? Ou n’est-ce qu’un argument de vente du marketing?
Notre cerveau, cible préférée des marketers, semble menacé d'un décryptage toujours plus efficace. Parce que les études de marché ne garantissent pas le succès d'un produit, les marketers se tournent désormais vers les sciences du cerveau...
Comment le cerveau du consommateur répond-il aux stimuli employés en marketing, en incluant l’attention, les émotions, la mémoire et la prise de décision? Comment le neuromarketing est-il utilisé dans le développement de produits, l’exécution et la formulation de stratégies liées aux marques, et l’impact des stratégies de prix sur les préférences des produits?
La projection sera suivie d'un débat avec:
- Cynthia Forlini, doctorante en neuroéthique à l’Université McGill et à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM). Elle détient également un baccalauréat en biochimie et une maîtrise en bioéthique et:
- Marie-Odile Richard, détentrice d’une maîtrise et d’un doctorat (PhD) en marketing avec une spécialisation dans le traitement de l’information par les internautes, les études inter-culturelles et le neuromarketing. Depuis deux ans, elle participe en tant que post-doc à une étude de neuromarketing sur l’olfaction.
C'est cette dernière qui est notre invitée cette semaine.
Vous avec assisté à la conférence et vous voulez en savoir plus? Vous n'avez pas assisté à la conférence et vous avez des questions? Des commentaires? Des interrogations sur notre sujet? Vous êtes au bon endroit: Marie-Odile Richard répondra à vos interventions, jusqu'au 1er novembre.
10 commentaires
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par Ariane Ménard
il y a 29 semaines
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Bonjour, Moi aussi j'ai assisté à la projection. J'imagine que de garder le punch pour la fin est une technique valable pour tenir les gens en haleine. Si vous avez manqué la projection ou si simplement vous voulez lire plus sur le sujet, je vous invite à lire mon billet "L'inconscient: cible de marketing" sur mon blogue. Le débat qui a suivit était très intéressant, mais j'ai cru discerner encore de la confusion chez le public. D'abord, je crois qu'il y avait des questions qui portaient plus sur le marketing en général et non sur le neuromarketing. Ensuite, on dirait que deux messages s'opposaient: oui le neuromarketing marche pour influencer positivement les gens (contre la cigarette, l'obésité), mais non le neuromarketing ne marche pas pour influencer négativement les gens (achat de produits). J'aimerais bien avoir vos commentaires là-dessus et aussi peut être des articles de référence qui font le point sur le neuromarketing (science, technique, éthique) Merci |
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par Marie-Odile Richard
il y a 29 semaines
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Bonjour, |
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par Josée Nadia Drouin
il y a 29 semaines
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J’étais à la projection du film et au débat qui a suivi et j’aurais un commentaire et une question pour Mme Richard. D’abord, j’ai trouvé que ce documentaire de Laurence Serfaty servait bien l’activité qui suivait – le débat - puisqu’il ressemblait plus à un « pitch » de vente sur le neuromarketing (une bonne part du film repose sur les témoignages de dirigeants de boîtes de neuromarketing). Les limites de l’utilisation des neurosciences, pour en savoir plus sur le comportement des consommateurs (et ainsi pour arriver à l’influencer), n’étaient présentées qu’à la toute fin du reportage. À mon avis, les réserves du chercheur présenté dans les dernières minutes du documentaire auraient eu avantage à recevoir le même traitement que celles de M. Neurofocus… Ma question à Mme Richard : ce chercheur – dont j’oublie le nom – revient sur les limites du neuromarketing et précise que les scientifiques ont une responsabilité face à la difficulté de contrôler les applications des neurosciences ou même face à leurs mauvaises utilisations. J’aimerais vous entendre là-dessus! Parce que bien que vous et votre collègue vouliez vous faire rassurantes (« Avec ce que l’on connaît des neurosciences et ce que l’on peut faire, on n’est pas encore rendus encore à manipuler les gens ») il m’a semblé que votre message passait difficilement auprès du public rassemblé au coeur des sciences... Quelles sont les responsabilités des scientifiques face à leurs découvertes (vous citez dans votre commentaire plus bas que les Einstein et Curie de ce monde n’ont que comme but de faire avancer la science)? En effectuant une recherche rapide, j’ai trouvé ce billet où Mme Serfaty explique les démarches qui l’ont mené à réaliser ce film. Elle fait aussi référence à Vance Packard! |
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par Marie-Odile Richard
il y a 29 semaines
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Merci de vos commentaires. En réponse à votre question, la confusion dont vous parlez provient de la différence entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée dont les objectifs sont différents. Cette distinction (et confusion) existe pour toutes les sciences. Je suis un chercheur donc mes préoccupations principales sont de faire avancer la science du comportement. Le chercheur dans une entreprise (ou boite de conseil) cherche à utiliser les connaissances existantes pour comprendre son consommateur. |
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par Isabelle Burgun
il y a 30 semaines
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Bonsoir ! J'ai hélas manqué la conférence... mais je vois que notre experte participe à une étude de neuromarketing sur l'olfaction. J'aimerais tout d'abord en savoir un peu plus sur cette étude. L'olfaction serait un des sens primaires - l'un des premiers permettant au bébé d'identifier sa mère et celui qui nous reconnecterait le plus rapidement à nos souvenirs. Est-ce pour cela que l'on s'intéresse particulièrement à lui ? En tout cas, je comprends que mon boulanger a de bonnes raisons pour ouvrir la fenêtre laissant échapper la bonne odeur de croissants chauds... Quels sont les autres sens ou voies d'accès qui permettraient de "manipuler" le cerveau dans des campagnes marketing ? |
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par Marie-Odile Richard
il y a 29 semaines
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Bonjour, Il ne faut pas diaboliser les campagnes de marketing. De par notre attention sélective, nous retenons seulement ce qui a ou pourrait avoir un intérêt ultérieurement. Tout comme il y a des campagnes publicitaires, il y a également des recherches d’informations sur les produits par leurs consommateurs potentiels. Les clients maintenant sont beaucoup mieux informés. Si un produit répond à leurs critères de sélection, ils ou elles l’achèteront. |
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par Manon des Ruisseaux
il y a 30 semaines
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Bonjour, Suivi à la rencontre du 25 octobre sur le neuro marketting. Suite aux propos présentés par le documentaire et l’échange qui a suivi avec les deux invités, j’aimerais, dans le but de répondre à une des questions : Sommes-nous menacés de manipulation?, ajouter certaines informations concernant les techniques manipulatoires. Bien que les deux invités aient tenté de nous rassurer sur des études et pratiques, en fait déjà très avancées, je me permets de référer les personnes intéressées par cette question aux chapitres suivants : La manipulation qui aveugle ou endort. Des citoyens dépossédés. Manipulés sur tous les fronts, d’un essai intitulé Les diktats du libre marché, de l’auteure Manon des Ruisseaux. Les auteures suivants y ont été cités : Vance Packard, Bertrand Poirot-Delpech, Philippe Breton, Viviane Forester, Maurice G. Dantec, Serge Mongeau, Michel Bernard, Serge Tchakhotine, Jean-Marie Domenarch, Lionel Bellanger, Robert-Vincent et Joule et Jean-Léon Beauvois, Aldous Huxley, Grand’Maison. Ces derniers, vivement intéressés par cette question relative aux techniques manipulatoires, nous communiquent leurs réflexions et grandes inquiétudes sur la puissance et les conséquences de ces pratiques. |
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par Marie-Odile Richard
il y a 30 semaines
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Il me semble que cet argument reprend la thèse de la « La persuasion clandestine » de Vance Packard qui rappelons-le date de 1957! Ce journaliste s’attaquait alors à la recherche sur la motivation de façon sensationnelle et fantasmagorique (comme tous les journalistes en mal de publications!). Les 64 ans qui ont suivi ont clairement démontré la fausseté de cet argument puisque plus de 90% des nouveaux produits sont des échecs malgré la persuasion clandestine! Dans la même veine, 1984 de Georges Orwell a été le plus grand des flops malgré la persuasion clandestine, et ainsi de suite avec tous les adeptes de Vance Packard dont le but inavoué était de vendre des livres en développant des thèses surréalistes, sensationnelles et choquantes (une belle application des principes de la persuasion publicitaire!). |
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par Actualités
il y a 30 semaines
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La parole est à vous! |
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Madame Richard, merci beaucoup d'être intervenue en tant qu'experte sur notre site cette semaine. :) Bonne suite dans vos projets et au plaisir!
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