Adolescente, mon totem scout aurait pu être méduse ingénieuse ! Eh oui, à ce moment, j’adorais apprendre et créer, mais je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire comme métier. Un peu comme la méduse, je me laissais porter par les vagues. Je suis aujourd’hui professeure en génie mécanique et en bio-ingénierie à l’université. Voici comment je suis passée de méduse ingénieuse à professeure.

Au secondaire, j’aimais les sciences et les arts. À un certain moment, j’ai voulu dessiner des planches anatomiques; Vous savez, ces dessins qu’on consulte pour voir l’anatomie humaine dans les livres de médecine.

Il y avait certainement des influences familiales dans cette idée, avec un grand-père radiologiste, une mère technologue en radiologie et un père ayant un passé d’éducateur physique.

Les débouchés étaient toutefois extrêmement limités dans le domaine du dessin anatomique. J’ai donc rapidement abandonné l’idée. À l’heure des choix pour le cégep, je me suis inscrite en sciences de la nature étant toujours indécise sur mon choix de carrière et ne voulant pas me fermer de portes.

Mon voyage en avion

Après un an de cégep, j’avais besoin de faire une pause pour réfléchir. Mes parents m’ont alors demandé d’avoir un projet… hors de question que je me prélasse une année! Mon projet fut d’étudier une année en Allemagne. On me raconte aujourd’hui qu’à mon retour, j’avais grandement cheminé. Mon plan était clair : je voulais étudier en génie mécanique pour dessiner des avions !

Entre les planches anatomiques et les avions... tout un saut, me direz-vous ! Pas tant que cela. Les avions étaient une partie intégrante de mon adolescence. Mon père pilotait pour le plaisir et je l’accompagnais régulièrement. De plus, ma belle-mère travaillait à la Patate volante, le restaurant de l’aéroport. Et, tous les trois, nous avons ensemble sauté en parachute.

En me dirigeant vers le génie mécanique, je pouvais marier mes intérêts pour les sciences et les avions. J’ai adoré mon baccalauréat. Mais, j’ai rapidement compris que je ne dessinerais pas des avions - l’intérêt n’y était plus - et que je ne travaillerais pas en usine - ça ne me ressemblait pas !

C’est alors que j'ai fait la connaissance d'un nouveau professeur, spécialisé en bio-ingénierie. J’avais trouvé; c’était ça que je voulais vraiment faire. Je voulais être bio-ingénieure ! Comme j’aimais apprendre, j’ai fait une maîtrise, un doctorat puis un postdoctorat sur le sujet. Aujourd’hui, j’ai la chance de former les ingénieurs en mécanique et en bio-ingénierie de demain…

Pour en savoir plus sur le travail de ces ingénieurs, revenez lire mon prochain article ! Je démystifierai pour vous ce métier fort intéressant et passionnant... et vous parlerai des autres totems scouts qu'on peut y retrouver !