La compagnie pharmaceutique n’a qu’elle à blâmer dans l’échec spectaculaire de ce médicament qui, en Grande-Bretagne, a envoyé en mars six personnes à l’hôpital, entre la vie et la mort.

Le rapport d’enquête énumère une série d’erreurs commises par la firme, Parexel, qui testait ce médicament : ne pas avoir complété le dossier médical de ses " cobayes ", ne pas avoir fourni de suivi médical 24 heures sur 24, ne pas avoir fourni à l’un des médecins la formation requise, etc.

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Par contre, admettent les enquêteurs, la réaction des six cobayes au médicament dépassait, par son ampleur, tout ce qu’on aurait pu prévoir. Ce n’était pas une simple erreur de dosage.

Le médicament, TGN 1412, était déjà passé par toutes les étapes préalables de tests sur des animaux, avec des résultats encourageants. Mais lors de son tout premier test sur des humains, sur six volontaires britanniques, il a entraîné une série de défaillances catastrophiques des organes internes ; l’un des six hommes est toujours à l’hôpital. Le TGN1412, créé par la firme pharmaceutique TeGenero devait servir –c’est ce qu’on espérait– contre les maladies auto-immunes et la leucémie, en tant que "stimulant" du système immunitaire.

Or, chez ces six hommes, tout laisse croire qu’il a tellement " stimulé " le système immunitaire que celui-ci s'est transformé en véritable machine à tuer, se retournant contre son propre corps etattaquant tout sur son passage.

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