Poissons prédateurs, coccinelles asiatiques, méduses, ne sont que quelques-uns de ces indésirables, dont on dit qu’ils menacent non seulement les écosystèmes « indigènes », mais aussi l’économie de l’Europe.
Abonnez-vous à notre infolettre!
Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!
« Toutes les espèces étrangères en Europe ne sont pas envahissantes », précise le Britannique David Roy, comme s’il voulait se faire soudain tolérant à l’égard de ces étrangers. En fait, seulement 10% des 10 677 espèces recensées dans la base de données DAISIE sont qualifiées « invasives ».
Pour entrer dans cette catégorie, une espèce doit causer des dommages économiques ou menacer la biodiversité. Ce qui n’est pas facile à catégoriser pour autant.
Les transports seraient responsables de 10 500 des entrées indésirables —camions, voitures, navires ou avions. Et certains, tout à fait intentionnels : la coccinelle asiatique, par exemple, a été introduite dans le Nord-Ouest de l’Europe, dans l’espoir qu’elle débarrasse les fermiers des pucerons. Avec 50 oeufs par saison, la bestiole a rapidement proliféré. Un cerf asiatique appelé le sika avait été introduit pour le plaisir des chassseurs. Et c’est sans compter les gentils humains qui ont illégalement acheté une bestiole comme animal domestique et qui l’ont relâchée dans la nature une fois lassés...
DAISIE (Delivering Alien Invasive Species Inventories for Europe) est la première base de données du genre, et l’objectif est également de recenser les envahisseurs potentiels —l’obsession de la sécurité, en quelque sorte.
Commentaire de David Roy, du Centre d’écologie et hydrologie, pour le New Scientist : « le nombre total d’espèces étrangères fut une surprise. Tout aussi important est la vitesse à laquelle s’ajoutent de nouvelles espèces. Ça ne ralentit pas. »





